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©Zakaria ABDELKAFI / AFP

Mouvement perpétuel

Gilets jaunes et trumpistes enragés : clones, cousins ou frères ennemis ?

Dynamiter la démocratie pour instaurer la démocratie, pourquoi pas... Mais ça s'arrête où ?

Hugues Serraf

Hugues Serraf

Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Son dernier roman : Deuxième mi-temps, Intervalles, 2019

 

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Le parallèle entre gilets jaunes (dans leur incarnation post ronds-points s'entend) et trumpistes enragés agace mélenchonnistes et lepénistes. Dont acte. Peut-on alors tomber d'accord sur l'idée qu'en démocratie, on débat, on vote, on accepte le résultat des urnes et on ne cherche pas à imposer sa vision du monde par la violence et l'émeute ?  

Pour certains, apparemment, constater que les méthodes sont les mêmes n'est pas pertinent et c'est le projet de société des porteurs de fourches qu'il faut d'abord examiner. Ce n'est plus "d'où l'on parle" mais "d'où l'on casse". Mais qui décide qu'un processus "révolutionnaire" est abouti ? Qui dit qu'une fois les institutions souhaitées par les émeutiers mises en place, de nouvelles émeutes deviennent illégitimes jusqu'à la fin des temps ?  

La démocratie, ce n'est pas juste une philosophie, c'est aussi un outil pratique et pragmatique. C'est le moyen d'obtenir l'alternance que l'on veut sans en passer par la case violence puisque toute révolution porte sa contre-révolution en germe. Et à la limite, les nazis du Capitole ont au moins le mérite de la cohérence. Il n'y a pas d'ambiguïté sur leur projet.  

Mais avec les gilets jaunes, également soutenus par Le Pen et Mélenchon pour des raisons diverses et contradictoires au nom du même désir de faire exploser le système dans l'espoir que c'est sa vision spécifique qui naîtra naturellement des décombres, quel est le projet ultime ?

Le Pen et Mélenchon diront certainement que c'est justement la démocratie, soit un système où l'on débat, où l'on vote, et où l'on accepte le résultat des urnes sans recours à la violence. Formidable. Nous sommes tous d'accord. Enfin, sauf ceux qui prendrons les armes juste après, bien entendu.

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