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Revue de presse people

François Hollande et Julie Gayet : ayé, la photo, on sait qui c'est ! ; George et Amal Clooney : rien ne va plus ; Léa Salamé amoureuse

Mais aussi les suites de l'affaire Nabilla et comment son frère en profite, qui est vraiment l'amoureux de Marie Drucker, Bernadette Chirac oiseau de nuit, Carla en promo pour son mari et, et, et... pourquoi Eric Zemmour a un problème avec le féminisme et/ou les femmes. Y'a du croquant, du craquant, du léger et du lourd, de l'affûté bien tuyauté aussi, dans la revue de presse people du samedi !

Barbara Lambert

Barbara Lambert

Barbara Lambert a goûté à l'édition et enseigné la littérature anglaise et américaine avant de devenir journaliste à "Livres Hebdo". Elle est aujourd'hui responsable des rubriques société/idées d'Atlantico.fr.

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Un festival, cette semaine ! Ah, vous allez pas être déçus... Comme y a du gâteau, du gros, on va pas tourner autour du pot. On va commencer par le début. Et par le petit point hebdo sur l'affaire Nabibi. Nabi qui ? Nabilla ! Rah !

 

La bande de "TPMP" chez les flics

Closer nous l'apprend : toute l'équipe de "Touche pas à mon poste" a été convoquée cette semaine à "la SDPJ de Nanterre". Pourquoi, vous demandez-vous ? Ben, parce que Cyril Hanouna et ses chroniqueurs sont un peu les derniers à avoir vu Nabilla avant la soirée du long couteau... D'après le people, les policiers voulaient notamment savoir s'ils "avaient déjà vu des marques, des bleus ou des traces de coups sur le corps de la jeune femme". Ca devait être sympa, cette petite convocation...

 

Et tout à coup, le frère de Nabi...

Mais il y a encore plus sympa, dans l'affaire Nabilla ! Hé oui ! La semaine dernière, on vous parlait de la mère de Nabi qui s'éclatait en boîte, à Genève, jusqu'à pas d'heure (voir la RP du 29 novembre), ce week-end, c'est le petit frère, Tarek, qui fait montre d'un bel élan de solidarité. Trois semaines après l'incarcération de sa soeur, le jeune homme a en effet décidé de sortir un clip et d'en assurer la promo. "Que pense Nabilla du fait que vous sortiez votre clip en ce moment ?", lui demande Public, qui a interviewé l'apprenti-comédien "en exclusivité". —"Elle n'a pas vu le clip, répond Tarek, mais elle sait que je me suis énormément investi et elle m'a fait dire de foncer ! Elle est contente pour moi et elle m'a donné son feu vert". Alors, tout va bien, hein ?

 

Marie Drucker amoureuse d'une tête... et d'une gueule

S'il en est deux pour qui tout va bien, c'est bien Marie Drucker et son amoureux. On vous l'annonçait la semaine dernière, via Public, la journaliste attend un enfant de celui avec qui elle vit depuis plusieurs mois, Mathias Vicherat (voir la RP du 29 novembre). Grâce à Voici, on en apprend un peu plus sur le jeune homme : âgé de "36 ans", "il a fait l'Ena (même promo qu'Emmanuel Macron, actuel ministre de l'Economie), et il a aussi été directeur de cabinet de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris. Une fonction qu'il exerce toujours auprès d'Anne Hidalgo". Beau pedigree, dis donc... Belle gueule, aussi, à en juger par les photos que publie le mag, où l'on voit la brune épanouie au bras de son hidalgo...

 

Léa Salamé amoureuse

Mais il n'y a pas que la nièce de Michel Drucker qui apprécie les hommes d'esprit... Voici nous l'apprend : Léa Salamé a succombé au charme d'Olivier Guez, une autre tête bien faite. "Diplômé en sciences politiques, droit et administration, ce Strasbourgeois, précise le journal, a été chargé de mission au ministère des Affaires étrangères à Paris, puis journaliste pour des grands titres internationaux. Il a aussi écrit des ouvrages sur l'Histoire contemporaine et publié en août un premier roman plein d'humour : "Les révolutions de Jacques Koskas". Et, en plus, il a de l'humour ! On dirait que la journaliste a trouvé l'oiseau rare...

 

George et Amal Clooney : et si on reprenait depuis le début ?

Mais, mais, mais... tout n'est pas rose pour tout le monde. Deux mois après leur étincelant mariage à Venise, il semble en effet que tout n'aille pas pour le mieux entre George et Amal Clooney... Zallez dire que c'est pas la première fois qu'on tique. Là, on dit halte, reprenons les choses par le début. Dès l'annonce des fiançailles, tous les journaux — mais alors, vraiment  tous — ont souligné que George, tout en s'en défendant, avait des ambitions politiques et qu'Amal avait le profil de la future parfaite Première dame. Ensuite, il y a eu le mariage — fastueux, so chic and glamour and romantic dans la cité des Doges. Une vraie production hollywoodienne. Un peu trop mise en scène ? Un peu surjouée, voire un peu toc ? Toujours est-il que le doute a grandi. Et puis... et puis, il y a eu l'article de Voici, daté du 19 octobre, dans lequel le people nous faisait remarquer, comme ça, l'air de rien, que le beau George avait, pour ses noces, acquis un manoir sublime de "13 millions d'euros" et d'une superficie de "16 000 m2" — "Une surface idéale pour cultiver chacun leur grand besoin d'autonomie", remarquait le mag (voir la RP du 20 octobre). Rôôô, mais qu'est-ce que notre Voicinounet chéri essaie de nous faire comprendre-là ?, s'était-on dit. Le people chercherait-il à nous faire passer "un meussage" ?

 

 

George et Amal, ça se confirme : y'a un os !

Quinze jours plus tard, va-t-en-guerre, Voici récidivait, agendas et photos à l'appui, sur l'air du "quels drôles de jeunes mariés ils font ! Ils ne se voient jamais" (voir la RP du 1er novembre). Libre à vous d'en tirer des conclusions, faisait mine le people, juste, on vous le dit... A bon entendeur, salut, hein ? Et puis voilà-t-y pas que ce vendredi, Closer vient, sinon corroborer les dires de son concurrent, du moins, rajouter de l'eau au moulin. "Elle est bien loin, leur lune de miel...", titre le mag. Pas possible ? Et c'est quoi, le problème ? Encore une histoire d'agendas qui ne concordent pas ? Zêtes pas loin, les agneaux... C'est en même temps un peu plus tarabustant que ça... D'après le journal, en effet, la pomme de discorde entre les deux jeunes mariés tiendrait au fait que le beau George "préfère passer ses soirées avec ses copains plutôt qu'en tête-à-tête avec son épouse". Oh, ben, George, ça y est ? C'est reparti comme avant ? Les garçons en premier ? Et, petite question, Amal : tu le savais pas que, pour George, les soirées entre potes, c'est plus important que tout ? On pensait pourtant que tu étais prévenue... Rahaa ! Ca va encore rallumer les rumeurs, tout ça !

 

Bernadette Chirac, oiseau de nuit

Surprise ! Comme George Clooney, Bernadette Chirac aime sortir le soir — pas forcément avec des "potes", sortir, tout court... Elle le confie en effet à Paris-Match : "(Jacques) est du matin, je suis du soir. Il se couche tôt, et moi à 2 heures du matin. Après des journées harassantes, où je me suis occupée de mes fondations, de la Corrèze et de mille autres sujets, j'aime bien sortir le soir. Je vais au concert, je dîne en ville..." Après tout, Bernie, y'a pas d'âge pour s'amuser !

 

Jacques devant la télé

Et pendant ce temps, qu'est-ce qu'il fait, Jacques, hein ? Il reste à la maison. Il bougonne aussi... "Dès (...) que je m'apprête à sortir, confie Bernadette à Paris-Match, il me dit : "Ca m'aurait étonné que vous dîniez avec moi, naturellement vous sortez !"" Seul, Jacques Chirac, un brin délaissé ? A en juger par les cadeaux qu'il a reçus pour ses 82 ans, on a trouvé de quoi l'occuper. VSD publie en effet une photo des présents offerts à l'ancien président à cette occasion, où l'on découvre un large choix de coffrets DVD. "L'ancien président doit passer ses journées devant la télé à regarder des classiques du western et des Belmondo des années soixante-dix", commente l'hebdo, sobrement. Ah, c'est pas forcément gai-gai-gai !

 

Carla en campagne

De Bernadette Chirac à Nicolas Sarkozy, il n'y a qu'un pas, ou presque. A la différence de son mari, l'ancienne Première dame soutient en effet activement la candidature du nouveau président de l'UMP. Mais il n'y a pas qu'elle... En cette semaine post-élection de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni-Sarkozy, en couverture de Paris-Match au côté de son époux, s'est en effet confiée à l'hebdomadaire. A propos de la campagne UMP, la chanteuse dit ceci : "(Nicolas) était sur la bretelle d'autoroute, ça tirait sec. La bretelle, c'est un moment dangereux. Maintenant, c'est fini. Il est au travail. Il va faire un bon travail d'assainissement". Est-ce pour "assainir" l'atmosphère ? Au sujet de l'interview d'Alain Juppé dans "Les Inrocks", l'ancienne Première dame a ce commentaire : "Je n'aurais pas aimé qu'on parle de moi comme du "moins pire"". Hou, on dirait que Carla est en campagne, aussi !

 

Carla, soutien de Renaud ?

Hasard ? Simple coïncidence ? Carla Bruni-Sarkozy est aussi en couverture de Gala — dans une simple fenêtre, notez, cette fois. "Renaud : Carla Bruni lui tient la main", titre le mag, au bas d'une photo où l'on voit les deux chanteurs converser dans ce qu'on imagine être un studio. Oh, mais qu'a donc fait Carlita pour venir en aide à Renaud ? Lecture faite de l'article de deux pages, on cherche encore, pour tout dire... Car il n'y est question que de l'enregistrement de la chanson "Noël est là" destinée à lever des fonds pour lutter contre le virus Ebola, enregistrement auquel ont pris part "vingt-quatre" artistes, nous dit le mag, parmi lesquels... Renaud et Carla. La chanteuse aurait-elle organisé la venue du père de "Lola" ? Même pas. C'est "François Ravard, l'ancien manager du groupe Téléphone et complice de Bob Geldof, (qui) a convaincu l'homme aux vingt millions d'albums", explique le journal. OK, elle a fait quoi, alors, Carla ? Elle a "traduit le morceau", indique le people. Comment ça ? Ben, elle a traduit la chanson "Do They Know It's Christmas ?" en français, et ça a donné "Noël est là". Zavez compris ? Ben vi, on n'est pas neuneu, non plus. De là à titrer "Renaud : Carla Bruni lui tient la main", c'est ptêt un poil tiré par les cheveux, hmmm ?

 

François Hollande et Julie Gayet en photo : ayé, on sait qui c'est !

Mais puisqu'on parle de Carla, figurez-vous qu'on en a appris une belle — une hénaurme, même — dans Le Point, ce jeudi. Roh mais, roh mais... "Le Point", c'est pas un magazine people, ça ! C'en est pas un, non. N'empêche... L'a dégoté un méga-scoop pipole de la mort qui tue, le journal sérieux, on vous raconte pas ! Grâce à lui, on sait enfin qui a pris la photo de François Hollande et Julie Gayet à l'Elysée. Naaaan ? Si ! Il s'agit... il s'agit... de "Sébastien Valente, un paparazzi de 34 ans" qui travaille pour "l'agence E Press". Ah ? En même temps, ça nous fait un peu cautère sur une jambe de bois, c'te affaire... Un paparazzi ou un autre, après tout, hmmm ? Minute ! S'agit pas de n'importe quel paparazzi. L'hebdomadaire le précise en effet : le photographe " a été imposé par Carla Bruni-Sarkozy au staff de son mari". Et Le Point d'ajouter : "Carla Bruni-Sarkozy est, dit-on, très friande de son travail et, surtout, de ses petites histoires sur les sorties du président". Hou, ça, ça va faire couler de l'encre, on vous le dit ! M'est avis qu'on n'a pas fini d'en parler...

 

"Eric Zemmour et les femmes : pourquoi tant de haine ?"

Encore Eric Zemmour ! Et dans la revue de presse people, en plus ! Ben, c'est-à-dire qu'en même temps, c'est Elle qui en parle, à sa façon — sa nouvelle façon, on veut dire. On le soulignait le 20 octobre (voir la RP du même jour), le magazine des femmes, l'incontournable féminin, est en train de faire sa révolution. Depuis qu'il a changé de patronne, il y a deux mois, il est déjà beaucoup plus joli à regarder — plus vivant et plus joyeux, aussi ! Plus important : on y RE-trouve des choses à lire. Pas autant qu'on voudrait. Mais bon, il faut bien commencer. Cette semaine, un article signé Patrick Williams a accroché notre attention : "Eric Zemmour et les femmes. Pourquoi tant de haine ?" Outré par les "thèses (...) si simplistes et si grossières" que l'auteur développe à l'endroit du féminisme et, accessoirement, des femmes, dans son livre best-seller "Le suicide français", le journaliste s'est en effet appliqué à les passer au fil de l'épreuve — et du regard d'une historienne, d'une philosophe et d'une psychanalyste. Tadam !

 

"Les femmes n'étaient pas si malheureuses autrefois"

Pour démonter la thèse selon laquelle "les femmes n'étaient pas si malheureuses autrefois" défendue par l'auteur du "Suicide français", Elle a sollicité l'avis de l'historienne Fabienne Montreynaud : "Zemmour oublie que les femmes n'ont bénéficié du droit de vote qu'en 1944, qu'elles n'ont eu l'autorisation d'ouvrir un compte en banque qu'en 1965 !, explose-t-elle. (...) Il est vrai que les femmes des milieux populaires travaillaient. Mais, au début du XXe siècle, les ouvrières étaient payées 50 % de moins que les hommes et, jusqu'en 1907, elles devaient reverser leur salaire à leur conjoint". Aujourd'hui, "ouvrières", on l'est toutes — bon, pas toutes, d'accord, y'a des exceptions, d'intolérables exceptions. Mais, sérieux, entre quatre yeux, entre vous et moi, les filles, même si on n'a ni les mêmes boulots, ni les mêmes niveaux d'études, ni les mêmes salaires, étant entendu qu'on n'a, au départ, bénéficié d'aucune facilité particulière, d'aucun passe-droit, d'aucun privilège, qu'on a dû, tout le temps, ne compter que sur nous, vous trouvez pas qu'on rame toutes dans le même sens ? Qu'on se bagarre avec et contre les mêmes choses ? Après toutes ces batailles avec nous-mêmes, ces interrogations et ces doutes, toutes ces nuits blanches à se demander comment on va boucler la fin du mois, arriver à tenir les délais, caser Raoul dans l'agenda, être fraîche et dispose, mieux, sexy-gourmande, un vrai péché, tout en étant à l'écoute de nos enfants — et/ou des siens —vous aimeriez, franchement, revenir en arrière ? Etre "prise en charge" et, conséquemment, dépendre entièrement de "lui" ? Vous vous verriez reverser à votre mari, votre fiancé, la moitié de ce que vous gagnez ? Vous en seriez plus heureuse, vous croyez ?

 

"La féminisation de la société a détruit l'autorité"

Sur le chapitre de la féminisation de la société qui, d'après Zemmour, aurait "détruit l'autorité", le psychanalyste Jean-Pierre Winter, interviewé par Elle, apporte cette précision : "L'autorité, dit-il, n'a ni sexe ni genre. En fait, Zemmour mélange tout : il confond le père et l'autorité, il assimile la fonction paternelle à une fonction paternelle. Mais ce n'est pas du tout ça. Pour nous autres, le rôle du père, pour le dire vite, consiste à séparer la mère de son enfant, à empêcher que la mère soit absorbée dans une relation fusionnelle avec lui". Primordial, ça. Parce que ça en fait des drames, et des traumas, chez les enfants, filles comme garçons. Est-ce que cela répond vraiment à la question ? On reconnaît volontiers que l'autorité, au sein d'une famille, peut, selon les cas, être exercée par la mère ou le père. Reste l'interrogation sur "la féminisation de la société", indéniable, et ses incidences sur l'éducation, la formation de nos enfants. Force est de l'avouer, la réponse est un peu courte, là...

 

"Les valeurs féminines ont dévirilisé l'homme et entraîné la décadence"

Mais venons-en au coeur de la thèse d'Eric Zemmour : "Les valeurs féminines ont dévirilisé l'homme et entraîné la décadence". "Derrière ces discours, analyse Elle, on retrouve une peur de l'autre, de l'amour, de la sexualité. (...) "C'est exactement ce que l'on voit avec les homophobes, (commente la philosophe Michela Marziano). Souvent, ce sont des gens qui ont des pulsions homosexuelles, qui ne le supportent pas et qui se mettent à hurler contre les homosexuels pour repousser cette part d'eux-mêmes qui les terrorise. Derrière la haine, il y a toujours la peur des autres, et cette peur est liée à quelque chose en nous qui nous fait peur (...)". D'où la question, conclut Elle : de quoi Eric Zemmour a-t-il si peur ?" Ah, en voilà, une bonne question, riche, et à tiroirs... Sur ce, les biquets, bon week-end, moulinez pas trop, juste comme il faut, et puis... res-pi-rez, hein ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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