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Julian Assange WikiLeaks journalisme extradition Royaume-Uni Etats-Unis
©NIKLAS HALLE'N / AFP

Liberté de la presse

WikiLeaks : la justice britannique refuse l’extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis

Cette décision, en ce lundi 4 janvier, représente une victoire pour le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, et ses avocats. La juge Vanessa Baraitser a estimé que l’état psychologique du lanceur d’alerte, actuellement incarcéré à Londres, était incompatible avec une extradition.

Selon des informations du Monde, la justice britannique a considéré, ce lundi 4 janvier, que Julian Assange ne pouvait pas être extradé vers les Etats-Unis. Il était poursuivi pour s’être procuré et avoir publié en 2010 des documents gouvernementaux américains secrets, ainsi que pour piratage informatique.

La juge Vanessa Baraitser a estimé que l’état psychologique du lanceur d’alerte était incompatible avec une extradition. La juge a pourtant commencé par écarter la plupart des arguments présentés par la défense du fondateur de WikiLeaks. Elle a notamment précisé que la liberté d’expression ne s’opposait pas à l’extradition de l’Australien. La juge s’est cependant montrée beaucoup plus réceptive aux arguments liés à son état de santé.

Depuis le printemps 2019, Julian Assange est incarcéré dans la prison de Belmarsh, au sud-est de Londres, où il est considéré comme un prisonnier à risque de suicide.

Vanessa Baraitser a jugé qu’une extradition vers les Etats-Unis l’exposerait à une détention dans une prison de haute sécurité, assortie de mesures de sécurité spéciales restreignant ses contacts avec ses proches et les autres détenus. Elle a précisé que Julian Assange était en mesure de déjouer les dispositifs visant à prévenir les tentatives de suicide des détenus. C’est pour cette raison qu’elle a refusé d’accéder à la demande américaine.

Aux Etats-Unis, le fondateur de WikiLeaks encourt une peine de prison de 175 ans.

Outre la possession et la publication de documents confidentiels, il est aussi accusé de piratage informatique pour avoir aidé sa source à se procurer des documents. Les autorités américaines reprochent également à Julian Assange d’avoir mis en danger certains informateurs de l’armée américaine en révélant leur identité.

Ce jugement marque une étape décisive dans le bras de fer qui oppose l’Australien à la justice britannique et américaine.

L’accusation a annoncé son intention de faire appel de la décision de la justice britannique.

Julian Assange est retourné en prison après l'annonce de la décision de lundi. Ses avocats doivent déposer une demande de libération sous caution. Elle sera examinée mercredi.

Le Monde

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