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Opérations policières

Violences à Dijon : neuf personnes ont été interpellées pour détention d’armes et de stupéfiants

Neuf nouvelles interpellations ont eu lieu à Dijon pour détention d'armes et de stupéfiants après une nouvelle opération de police en ce lundi. Après les violences à Dijon ente le 12 et le 15 juin, une opération de recherches d’armes a été lancée lundi matin.

Neuf personnes ont été interpellées lundi matin dans l'agglomération dijonnaise, suite à une nouvelle opération de recherche d'armes et de stupéfiants menée après les violences survenues du 12 au 15 juin, selon des précisions du procureur de la République, Eric Mathais.

Les neuf individus ont tous été placés en garde à vue. Ils ont été interpellés dans le quartier des Grésilles et à Saint Apollinaire, dans la banlieue de Dijon. L'opération a notamment permis de saisir trois carabines démontées et des sacs contenant entre deux et trois kg de cartouches (dont des cartouches à blanc et des cartouches de calibre 9 mm), selon des précisions du procureur. Des tubes servant de lanceurs à tirs de mortiers ont aussi été découverts. 

Du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne et 2.153 kg de produits de coupe ont également été saisis, ainsi qu’une somme totale de 3.150 euros.

L’opération, démarrée tôt lundi matin, s’inscrit dans le "plan local d’actions judiciaires renforcées contre les armes", un travail de fond qui a été accéléré à la suite des récentes violences urbaines, a précisé le procureur. Cent dix-huit policiers et gendarmes étaient mobilisés, dont dix effectifs de l’unité d’élite du RAID et autant de de la BRI locale. 

Vendredi, lors de la précédente opération, de la résine de cannabis, un couteau, 25 cocktails molotov, ainsi que des plaques minéralogiques belges, une motocross, des gants et des cagoules avaient été saisis, selon la préfecture. Le préfet Bernard Schmeltz avait alors précisé que cette opération de police s’inscrivait dans la démarche de "fermeté" voulue par le gouvernement "pour rétablir la paix", à la suite des journées de tensions aux Grésilles.

Des actions de représailles avaient été lancées par des membres de la communauté tchétchène, qui voulaient se venger de l’agression d’un adolescent par des habitants des Grésilles, selon eux.

Six Tchétchènes ont été interpellés et placés en garde à vue jeudi dans le cadre de l’enquête séparée sur les raids punitifs. Deux ont été mis hors de cause, tandis que les quatre autres ont été mis en examen, dont trois ont été aussitôt placés en détention provisoire. Le quatrième suspect est resté libre sous contrôle judiciaire.

La Voix du Nord

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