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Toulouse : un Gilet jaune entre la vie et la mort après un tir de flash-ball en pleine tête
©PHILIPPE LOPEZ / AFP

Violences

Toulouse : un Gilet jaune entre la vie et la mort après un tir de flash-ball en pleine tête

Un Gilet jaune toulousain est plongé dans le coma depuis les affrontements survenus avec les forces de l'ordre samedi 1er décembre au soir. Selon les témoignages recueillis, il aurait reçu une balle de flash-ball en pleine tête.

Définis comme non létaux, les tirs de flash-ball peuvent toutefois provoquer de sévères blessures, parfois fatales. Alors que le journaliste Hugo Clément, atteint par l'un de ces tirs, a exposé son arcade sourcilière ouverte sur Instagram, France-Soir révèle ce lundi 3 décembre qu'un manifestant toulousain est quant à lui plongé dans le coma depuis samedi, jour où des affrontements entre Gilets jaunes et forces de police se sont soldés par 57 blessés, dont 48 policiers. L'homme est actuellement entre la vie et la mort à l'hôpital Purpan du CHU de Toulouse (Haute-Garonne).

"On l'a tiré comme un lapin"

Selon plusieurs témoignages rapportés par le journal, Benoît, 28 ans, se trouvait dans la zone de la gare Matabiau quand les CRS ont sonné la charge à grand renfort de gaz lacrymogène. C'est à ce moment-là que le jeune homme, un grand gaillard de 2 mètres pour 90 kilos, s'est étendu de tout son long, inanimé, après avoir reçu un tir de flash-ball sur la tempe, "juste au-dessus de l'oreille", selon sa mère, contactée par France-Soir. "Ce n'est pas possible qu'on l'ait touché là sans avoir visé. On l'a tiré comme un lapin", se désole-t-elle, tandis que les médecins du service réanimation du CHU lui ont dit que son fils pouvait mourir "à tout moment". Depuis, elle et ses proches se relaient au chevet du jeune homme.

Une situation intenable pour la mère du manifestant, qui a laissé éclater sa colère contre Emmanuel Macron. "Si vous aviez calmé le jeu et cédé un peu aux gilets jaunes, mon fils n'aurait pas manifesté samedi et ma vie ne serait pas détruite", lâche-t-elle dans les colonnes du quotidien, à l'intention du président de la République. "Oui, mon fils manifestait. Mais c'est une arme de guerre [le flash-ball, ndlr]…", déplore-t-elle. Comme le confirme France-Soir, Benoît est bel et bien dans le coma et intubé. Son état est jugé préoccupant, bien que "stable", avec notamment plusieurs fractures au visage et au crâne, ainsi qu'une importante hémorragie interne.

France-Soir

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