Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
©capture écran BFMTV

Quelle direction ?

Tensions autour de la primaire de gauche, Montebourg met la pression sur Hollande

La gauche se fracture entre les réticences du président à passer par la primaire et ses opposants qui veulent l'y contraindre.

  • La primaire de la gauche aura lieu les 22 et 29 janvier prochains
  • Le dépôt des candidatures se fera du 1er au 15 décembre 2016
  • François Hollande n'a pas personnellement annoncé qu'il y prendrait part mais ses opposants veulent l'y contraindre
  • Dans un entretien au Monde, Arnaud Montebourg estime que la non-participation du chef d'Etat serait "un coup de force." 


17h30 : Manuel Valls réaffirme sa "loyauté"

Le Premier ministre a rappelé ce mardi devant les députés son "engagement" et sa "loyauté" après les tensions nées avec François Hollande autour d'une possible candidature à l'élection présidentielle.

14h15 : Valls/Hollande, ce qu'ils se sont dit

Le Figaro résume le repas à un échange tendu, laissant entendre qu'un départ de Matignon de Manuel Valls ne lui bloquerai pas la route vers la primaire.

Valls : Je n'ai rien dit de plus dans le JDD que ce que j'avais dit ces dernières semaines

Hollande : Tu as pourtant bien noté l'émoi que cela avait suscité

Valls : Il ne peut y avoir de confrontation dans le cadre d'une primaire entre un président et un Premier ministre


13h30 : "La primaire ne sert à rien si c'est pour refaire l'histoire du quinquennat" explique Stéphane Le Foll

"La primaire était prévue pour qu'il y ait un rassemblement" rappelle le porte-parole du gouvernement et proche de François Hollande, dans les Echos. "Appeler la droite à participer à la primaire de la gauche pour pouvoir empêcher François Hollande, comme l'a fait Arnaud Montebourg, cela ne peut pas être accepté. Quant aux radicaux, ils ont décidé de passer outre, avec les conséquences que cela implique. La primaire ne sert à rien si c'est pour refaire l'histoire du quinquennat.

12h40 : une candidature sans primaire ?

Pour rappel, l'ami de François Hollande, l'avocat Jean-Pierre Mignard, affirmait sur RTL que le chef d'Etat pouvait se passer d'une primaire. "François Hollande peut échapper à la primaire parce qu’il est président de la République" et que "le président sortant n’a pas à se présenter devant un conseil de famille mais devant le peuple tout entier" expliquait-t-il ce lundi. 

12h15 : Arnaud Montebourg met en garde Hollande contre un "coup de force"

Dans une interview au Monde, le candidat de gauche met en garde François Hollande contre la tentation de passer outre la primaire. "Le président qui refuserait un processus qu’il a accepté parce qu’il n’aurait pas l’heur de lui donner la certitude d’être désigné serait un coup de force dont il ne se relèverait jamais" affirme-t-il. "J’ai imposé les primaires dans le processus de rénovation du PS il y a six ans contre l’avis de tous, et finalement chacun a compris leur vertu. Un président qui commettrait une sorte de 49.3 élyséen contre la primaire se rendrait coupable d’une œuvre de destruction de nos progrès démocratiques."

Selon Arnaud Montebourg, "le processus des primaires est une arme de construction massive pour rassembler les gauches. La primaire permet de submerger les stratégies diviseuses des appareils par la puissance populaire. Le peuple de gauche a envie de cette primaire, veut s’y rendre et s’y rendra certainement en nombre, pour faire exactement ce qui s’est produit à droite, c’est-à-dire décider."

Quant à la possibilité de voir le président de la République affronter son Premier ministre, il la balaye d'un revers de main. "Institutionnellement, il est impensable qu’un président et un premier ministre en exercice gouvernent ensemble le matin et fassent des meetings l’un contre l’autre le soir. Je ne sais qui a eu cette idée saugrenue, mais elle doit être âprement combattue, dans l’intérêt de la France, qui a besoin d’être gouvernée, dans l’intérêt de l’Etat, qui a besoin de clarté, et dans l’intérêt de la gauche, qui a besoin que cesse cette confusion." En l'occurrence, c'est Claude Bartolone qui avait lancé cette idée, samedi.

12h10 : "Il y aura une primaire de la gauche, personne ne me fera reculer là-dessus "affirme Cambadélis

Le patron du PS était interrogé ce mardi sur Europe 1. Il a rappelé que la primaire de gauche était obligatoire et que François Hollande devait s'y soumettre. "Je vous l’affirme ce matin, il y aura une primaire de 'La Belle Alliance populaire', c’est une décision du parti socialiste, et personne ne me fera reculer là-dessus", a-t-il encore rappelé. "J’appelle les électeurs de gauche à mettre de l’ordre dans la gauche en participant à la primaire. Aujourd’hui c’est l’émiettement, le fractionnement, plus personne ne s’y retrouve."

Il exclut que François Hollande puisse se passer de cette primaire. "Pour une primaire il n’a pas dit oui publiquement mais il m’a dit oui", assure le patron du PS.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !