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Secours catholique : le cri d'alarme, "aujourd'hui plus personne n'est à l'abri de la pauvreté"

Le 18 novembre, le Secours catholique organise sa Journée nationale du don.

C'est un véritable cri de détresse que lance Lucien Hamonic, responsable de l'antenne du Secours catholique de Ploubalay (Côtes-d'Armor) : "Aujourd'hui plus personne n'est à l'abri de la pauvreté", dit-il dans les colonnes du journal Ouest France. Le 18 novembre, le Secours catholique organise sa Journée nationale du don. "Un don même minime n'est jamais anodin, souligne Lucien Hamonic. Le travail ne préserve plus de la pauvreté. Avec notre dizaine de bénévoles nous aidons dans l'urgence, parfois en attendant que les services sociaux prennent le relais, le temps que les formalités administratives soient remplies."

Depuis dix ans, la précarité s'est installée parmi les bénéficiaires du Secours catholique : les pauvres sont plus nombreux et dans une situation plus difficile qu'en 2001, souligne l'ONG dans son rapport annuel 2011 rendu public jeudi 8 novembre. Dans ce document intitulé "Regards sur 10 ans de pauvreté", l'ONG indique avoir accueilli 1,4 million de personnes en 2011, dont 668.000 enfants. Parmi les bénéficiaires, 94% vivaient sous le seuil de pauvreté (60% du niveau de vie médian, soit 964 euros en 2010) et 68% sous le seuil de très grande pauvreté (644 euros en 2010).

Partout en France, le constat est sans appel : "En dix ans, en Pays Basque la pauvreté n’a pas diminuée, elle s’est ancrée davantage", affirme Philipe Elizalde président du Secours Catholique du Pays Basque. Même chose dans l'Aveyron où la pauvreté s'est installée dans la durée et où le nombre de femmes en précarité augmente sensiblement, passant de 42% en 2001 à 56% en 2011. "Il n'est pas rare que les personnes fréquentent nos structures pendant 3, 4 ou 5 ans", confirme Bernard Schricke, directeur Actions et Plaidoyer France Europe. Un tiers des personnes accueillies en 2001 comme en 2011 avaient déjà fait appel à l'ONG l'année précédente. Et pour 68% d'entre eux, la pauvreté n'est pas liée à un événement familial particulier, mais est une "situation installée".

L'ONG reçoit de plus en plus d'étrangers en situation de pauvreté (30% contre 23% en 2001, dont 6% en situation irrégulière), et de plus en plus de femmes (57% des adultes en 2011, contre 50% en 2001), notamment en raison d'une hausse des familles monoparentales (+ 6 points), qui représente 58% des familles accueillies.

Depuis 2001, le Secours Catholique accueille chaque année près d'un million de personnes vivant en dessous du seuil de très grande pauvreté.

Lu sur Ouest France

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