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Crédits Photo: Reuters
Le premier article du projet de loi sur l'état d'urgence a déjà été validé lundi 8 février au soir.

Passe d'armes

Révision constitutionnelle : Sarkozy et Fillon divisés sur la marche à suivre

Le président des Républicains (LR) estime que le projet de loi voulu par l'exécutif, et notamment la déchéance de nationalité, est "une victoire idéologique de la droite".

La réunion de groupe des députés Républicains à l'Assemblée nationale était consacrée ce mardi à la révision constitutionnelle voulue par l'exécutif. Le président des Républicains Nicolas Sarkozy a participé à cette réunion pour demander aux députés de son parti de voter le deuxième article de la révision constitutionnelle, qui vise à inscrire dans la loi fondamentale la déchéance de nationalité pour les individus condamnés dans des dossiers terroristes.

"Après les 130 morts, nous avons tous pris l'engagement de mettre la sécurité au-dessus des enjeux politiques. Quand il y aura un nouvel attentat en France, on nous demandera des comptes. Au prétexte qu'une mesure ne serait plus pleinement suffisante, on ne la vote pas? À ce compte-là, on ne fait rien, c'est de l'impuissance. La seule question sera : avez-vous été au rendez-vous ou pas? Il ne faut pas être dans des préoccupations politiciennes mais dans la seule position raisonnable et responsable" a estimé Nicolas Sarkozy lors de cette réunion, peinant cependant à convaincre tous les participants de cette réunion de groupe, et notamment François Fillon.

"J'ai émis depuis le premier jour les plus grands doutes sur la nécessité de réformer notre Constitution. J'ai néanmoins attendu que le gouvernement présente son projet et s'exprime pour tenter de légitimer cette réforme. J'ai conclu en mon âme et conscience que la révision constitutionnelle n'était ni nécessaire ni utile" a rétorqué l'ancien Premier ministre. 

Le premier article du projet de loi sur l'état d'urgence a déjà été validé lundi 8 février au soir. Nicolas Sarkozy estime que le projet de loi voulu par l'exécutif, et notamment la déchéance de nationalité, est "une victoire idéologique de la droite", et appelle donc les parlementaires de son camp à le soutenir.

Lors du bureau politique des Républicains le 6 janvier dernier, 51 des 58 participants avaient soutenu la position du président du parti, à l'exception de Nathalie Kosciusko-Morizet, Edouard Philippe, Benoist Apparu, Hervé Mariton et Patrick Devedjian.

Lu sur Le Monde

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