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Jean-Pierre Raffarin a dressé un bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy

Les langues se délient

Raffarin : "Sarkozy n'aurait jamais dû perdre l'élection présidentielle"

L’ancien Premier ministre se réjouit qu'un débat sur les années Sarkozy ait lieu à l'UMP car il estime qu'il y a eu "quelques faiblesses" et qu'il faudra éviter "certaines récidives".

En cette rentée politique, l'UMP a les nerfs à vifs. En effet, la question du droit d'inventaire des années Sarkozy fait débat. Partisans et opposants se renvoient la patate chaude. Toutefois, Jean-François Copé, le président du parti, a tranché : il veut débattre sur le quinquennat de l'ancien président de la République. Un choix qui réjouit l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Dans une interview au Monde  de ce mercredi, l'ex-chef du gouvernement affirme que durant cette période il y a eu "quelques faiblesses" et qu'il faudra éviter "certaines récidives".

Le sénateur de la Vienne, qui fut un des premiers à réclamer un inventaire, se dit "heureux de voir que la lucidité l’emporte" à l'UMP sur cette question. "Cet exercice me paraît d’autant plus nécessaire que la probabilité d’un retour de Nicolas Sarkozy n’est pas nulle". "Il s’agit simplement de réfléchir à nos défaites", assure Jean-Pierre Raffarin avant d'adresser une pique à l'ancien président de la République. "Nicolas Sarkozy n’aurait jamais dû perdre l’élection présidentielle de 2012", garantit l'élu. "Nous devons éviter collectivement certaines récidives" insiste-t-il.

Cependant, Jean-Pierre Raffarin accorde aussi du crédit à l'action de l'ex-chef de l'Etat. "Pour les Français, le bilan de Nicolas Sarkozy est globalement positif", atteste-t-il, mettant par exemple en avant "le leadership et la réactivité aux crises, la pratique de la réforme permanente et la compréhension de la demande d’ordre des couches populaires". "En revanche, il y a quelques faiblesses comportementales et politiques", juge l'ex-chef de gouvernement de Jacques Chirac. Sur le premier plan, "la pédagogie était bonne mais 'l’affectif' faible".

Sur le plan politique, le sénateur de la Vienne conseille de "corriger la stratégie du clivage pour privilégier la cohésion sociale". "La fertilisation des six premiers mois fut faible et coûteuse. Enfin, la concentration du pouvoir était excessive" ajoute-t-il. "Le sarkozysme est une des cultures de l’UMP. Le nier est ridicule", note enfin Jean-Pierre Raffarin alors qu'il est interrogé sur un retour éventuel de l'ex-président . "Mais l’entrée anticipée de Nicolas Sarkozy dans la bataille politique lui compliquerait la tâche et freinerait l’émergence de nouveaux talents". Et de préciser son avis sur ce sujet : "l'UMP doit n'attendre personne. Elle doit avancer et construire son projet".

lu sur le Nouvel Observateur.fr

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