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Quand Emmanuel Macron annonce un "diagnostic" sur l'état de la France : "Je ne renoncerai à rien"

Dans une interview au quotidien "Les Échos", le ministre de l'Économie fait le bilan de deux ans passés à Bercy. Et promet des propositions fortes pour 2017.

Deux ans après son arrivée à Bercy, Emmanuel Macron défend son bilan dans les colonnes du quotidien "Les Echos". Libéralisation du transport en car, baisse des tarifs des professions réglementées, réforme des prud'hommes... Le ministre de l'Économie assure avoir redonné de la "crédibilité à la parole publique". Il concède n'avoir pu mener à bien la loi sur les nouvelles opportunités économiques, mais pour des raisons indépendantes de sa volonté : "Ce travail a été mené en profondeur, dit-il, mais ses implications n'ont pas été tirées pour des raisons politiques à l'automne dernier."

Plusieurs des mesures qu'il préconisait pour créer des emplois dans le secteur de l'immatériel ont ainsi été dispatchées dans la loi El Khomri. Le ministre dit avoir confiance dans la volonté des Français de faire avancer notre pays mais reconnaît un manque de pédagogie : "Je n'ai pas fait tout ce que nous aurions voulu dans la loi croissance, car je n'ai pas assez expliqué ce qui allait mal, ni pourquoi sur certains sujets".

Et ensuite? 

Sur son avenir, "l'alternance politique est une fatalité politique écrite d'avance", affirme-t-il, dans sa volonté exprimée depuis plusieurs mois de puiser des idées à droite et à gauche. Le ministre suggère de continuer à baisser progressivement l'impôt tout en menant des réformes. Il ne faut pas, contrairement à ce que préconise Nicolas Sarkozy, "baisser les impôts des plus favorisés et laisser filer les déficits", dit-il.

Quant à une éventuelle candidature à l'élection présidentielle, le ministre dit avoir toujours "pris ses responsabilités" : "Je ne renoncerai en rien à ma capacité à faire un diagnostic, des propositions et à la mise en action sur tous les champs que j'ai évoqués le 12 juillet. Il ajoute : "Je respecte simplement le bon fonctionnement de nos institutions, la solidarité gouvernementale et l'autorité du président de la République." "Ma voix est colorée de pragmatisme et de réalisme", lance-t-il enfin : "Le temps de l'incarnation de l'offre viendra en temps voulu."

 

 

Lu sur Le Point

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