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Les surveillants de prison sont en grève ce mardi
Les surveillants de prison sont en grève ce mardi
©Reuters

Un ras-le-bol généralisé

Prisons : manifestation des surveillants, le FN réclame 40 000 places supplémentaires

Le parti de Marine Le Pen a dénoncé mardi la situation "indigne" des prisons et réclamé la création de 40 000 places supplémentaires.

Le chiffre record publié lundi en atteste. Les prisons françaises sont surpeuplés. En effet, selon l'Administration pénitentiaire, il y avait 67 977 détenus dans les prisons françaises au 1er juin. Et ce alors même que la "capacité opérationnelle" des établissements, est de 57 325 places. En somme, le taux d'occupation des prisons en France est de 118,5%. Par conséquent, les geôliers ont organisé ce mardi une grande journée de protestation. Des centaines de surveillants de prison ont donc manifesté devant leur établissement pour exprimer leur "ras-le-bol" devant la "déroute" de la politique carcérale.

Les surveillants, qui n'ont pas le droit de grève, se sont rassemblés devant "plus de 110 établissements" sur les quelque 190 que compte le territoire, "dont 140 de taille significative", selon l'Ufap-Unsa, premier syndicat de la profession, qui appelait à manifester. En cause, outre la surpopulation carcérale, le manque de moyens, mais aussi le "démantèlement de (la) sécurité" des établissements et des personnels. Ainsi, de Dijon à La Roche-sur-Yon, en passant par Lons-le-Saunier, Aiton (Savoie), Nice ou Aix-en-Provence, le syndicat estimait autour de 4 000 le nombre d'agents mobilisés sur un total d'environ 25 000 et a salué "le succès" de cette mobilisation.

 

"La ministre nous a présenté un plan de sécurisation exceptionnel, mais qui n'a d'exceptionnel que le nom. Rien n'est prévu pour le quotidien des personnels, le manque d'effectifs et la surpopulation carcérale", critique Pascal Schreck, secrétaire régional adjoint de l'UFAP en Franche-Comté. Un plan de renforcement de la sécurité a été annoncé début juin par Christiane Taubira, qui va mobiliser plus de 33 millions d'euros. "Un premier pas", selon le secrétaire général adjoint de l'Ufap, Stéphane Barraut, "qui attend de voir concrètement ce que cela va apporter sur le terrain"

Dès lors, le Front national entend bien profiter de la situation. Le parti d'extrême-droite a en effet dénoncé mardi la situation "indigne" des prisons et réclamé la création de 40 000 places supplémentaires. "Jamais dans les prisons françaises, la situation n'a été aussi grave : les gardiens de prison ne supportent plus leur situation, les détenus vivent dans des conditions particulièrement indignes, l'insécurité est très importante, les pratiques communautaires et religieuses augmentent dramatiquement", a déclaré le parti de Marine Le Pen dans un communiqué. Il faut, selon le FN, "un vaste plan carcéral qui créera, dans les plus brefs délais, 40 000 nouvelles places de prison. Il s'agit là d'une mesure de bonne administration, d'un impératif humanitaire, mais aussi d'un préalable à toute politique d'application des peines". "Alors, les détenus vivront de manière plus digne et la discipline pourra être assurée sans faiblesse", affirme le FN qui estime que la ministre de la Justice Christine Taubira "devrait être écartée à perpétuité de toute responsabilité".

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