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Cafouillage

Primaire de la gauche : de nombreux doutes sur l'authenticité des résultats

Le président du comité national d'organisation de la primaire, Christophe Borgel, explique que les incohérences constatées résultent d'un "bug" survenu dans la nuit de dimanche à lundi.

Au lendemain du premier tour de la primaire de la gauche, dont Benoît Hamon est arrivé en tête devant Manuel Valls, la crédibilité des résultats annoncés par la Haute autorité en charge du scrutin semble remise en cause à plusieurs égards. 

Tout d'abord, les chiffres de la participation (1,6 millions de votants comptabilisés lundi à la mi-journée) ont surpris de nombreux observateurs, dès l'annonce des premières estimations dimanche soir : "Ça m’interroge (...) Le président de la Haute autorité, c’est une sorte de président de Conseil constitutionnel d’un parti. On n’a pas à projeter. On a à valider", a estimé au micro de France Inter Jean-Pierre Mignard, qui dirigeait la Haute autorité de la primaire du PS en 2011, et qui soutient désormais la candidature d'Emmanuel Macron.

>>>> À lire aussi : Primaire de la gauche : duel entre le nouveau monde et l'ancien (nouveau) monde du PS

Pour tenter d'expliquer les surprenantes fluctuations de ces résultats dans la nuit de dimanche à lundi, Thomas Clay, président de la Haute autorité, s'est exprimé auprès de nos confrères de France Info : "Le compteur a disparu (...) pendant la nuit, les prestataires qui s'occupent du site informatique n'ont pas travaillé et c'est bien normal". Un argumentaire qui peine à convaincre, alors que le chiffre précis du nombre de votants n'est pas encore disponible, selon Libération

Face aux soupçons grandissants de "bidonnage", Thomas Clay a de nouveau affirmé lundi dans la journée que la participation n'avait été aucunement "gonflée" et que les chiffres communiqués étaient "cohérents", depuis les premiers résultats publiés dimanche soir. Dans un début de cacophonie, le président du comité national d'organisation de la primaire, Christophe Borgel, livre quant à lui une autre explication : les incohérences constatées seraient la conséquence d'un "bug".

Enfin, le député du Nord Christian Bataille, qui soutient Manuel Valls pendant la primaire, a directement douté de l'honnêteté de Thomas Clay, le qualifiant de "propagandiste" sur son compte Twitter.

Lu sur France Info

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