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Seins pas sains

Une première victime pour les implants mammaires

Elle avait développé un lymphome suite à la rupture de sa prothèse. Le silicone utilisé par le fabricant était industriel et non médical.

L’association des Porteuses de Prothèses a annoncé mercredi la mort d’une de leur membre. Selon le certificat de décès, il serait directement lié aux prothèses mammaires défectueuses fabriquées par l’entreprise Poly Implant Prothèse (PIP), poursuivie pour fraude. "Edwige, ancienne porteuse de prothèses mammaires défectueuses PIP rompues, avait contracté au contact des implants un lymphome", explique l’association.

L’entreprise n’aurait pas respecté les règles sanitaires en vigueur : le gel utilisé n’était pas destiné à un usage médical, mais industriel. Le taux de rupture des prothèses s’est révélé anormal, le double des autres fabricants.

L'affaire avait été révélée en mars 2010, quand l'Afssaps avait suspendu l'utilisation des prothèses mammaires à base de gel de silicone fabriquées par PIP. Une enquête préliminaire du pôle santé du parquet de Marseille avait été ouverte parallèlement au retrait du marché des prothèses défectueuses et à la mise en liquidation judiciaire de PIP.

Le nombre de femmes porteuses de ces implants est évalué en France à 30.000, mais PIP, un temps troisième fabricant mondial, a aussi exporté sa production en Grande-Bretagne et en Espagne. Environ 1.400 plaintes ont déjà été déposées auprès du procureur de la République de Marseille.

Lu sur l'AFP

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