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Défense

Pour le directeur général de la Police nationale, "la police est un reflet de la société"

Dans un entretien au JDD, le directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux, réagit aux accusations de violences policières.

La semaine a été marquée par deux polémiques visant la police nationale : la première après l'évacuation jugée musclée d'un campement illégal Place de la République à Paris, et la seconde après le passage à tabac d'un producteur de musique, Michel Zecker. Dans ce contexte Frédéric Veaux, le directeur général de la Police nationale, a accordé un entretien au JDD dans lequel il réagit aux accusations de violences policières.

Il commence par se déclarer " scandalisé, comme l'ensemble des policiers de ce pays" par les images du passage à tabac de Michel Zecker. Bien qu'il refuse de s'exprimer sur le fond "parce que l'enquête est en cours", il assure que "ces événements [seront] traités avec la plus extrême sévérité une fois les responsabilités établies." "Les policiers doivent avoir un comportement irréprochable. Et c'est le cas de la quasi-totalité d'entre eux. Ce sont ceux-là, qui travaillent de ­manière professionnelle, honnête, responsable, qui vont avoir à subir les conséquences de tels comportements", regrette-t-il.

Pour autant, "la relation entre la police et la population n'est pas abîmée. La police est un reflet de la société, elle n'est pas en marge", assure Frédéric Veaux. Il observe que "des groupuscules choisissent le désordre, la remise en question de nos institutions et se livrent à des provocations envers les policiers". Et lui de dénoncer "une forme de désinhibition dans la violence à l'égard des forces de l'ordre".

Il en profite pour défendre le très contesté article 24 de la loi "Sécurité globale", censé mieux protéger les policiers des menaces. "Ce qui m'a le plus frappé c'est le niveau de violence à l'encontre des policiers, l'intensité des agressions de toute nature, mais aussi des menaces et intimidations via les réseaux sociaux. Cette violence les vise dans leur mission mais aussi dans leur vie privée, jusqu'à atteindre parfois leur famille. Ce n'est pas acceptable. Le ministre de l'Intérieur a entendu ce message et a constaté un besoin de protection", explique-t-il.

 

Le JDD

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