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Pierre Moscovici : non à une fiscalité "défavorable aux entreprises"
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Impôts

Pierre Moscovici : non à une fiscalité "défavorable aux entreprises"

Le ministre de l'Economie et des Finances a assuré que les biens professionnels ne seraient pas inclus dans l'assiette de l’impôt sur la fortune.

Dans un entretien accordé aux Echos mercredi, Pierre Moscovici a évoqué la politique fiscale du gouvernement. A l'unisson avec Jean-Marc Ayrault qui lancait une offensive de séduction du patronat dans un discours prononcé à l'université du rentrée du Medef, le ministre de l'Economie a souhaité rassurer les chefs d'entreprise.

Interrogé au sujet de la nouvelle tranche d'imposition à 75% sur les revenus au-dessus d'un million d'euros, le ministre a déclaré : "Il faut que cette taxe soit intelligente. Nous ne souhaitons pas qu'elle entraîne un exode des cadres et des chefs d'entreprise". Cette réforme sera mise en place "pour éviter les comportements extravagants, mais sans décourager l'activité économique", a-t-il expliqué.

En réponse à la question "Pourriez-vous revoir à la baisse les hausses d'impôts prévues pour 2013 sur les entreprises ?", Pierre Moscovici a rappelé son attachement au monde de l'entreprise, qui ne doit pas être sacrifié : "Je ne veux pas d'une fiscalité défavorable aux entreprises. Celles-ci doivent contribuer à l'effort de redressement. Il n'est pas raisonnable qu'elles en portent tout le poids. C'est la rente qui doit être combattue, pas la production ni l'esprit d'entreprise. Nous travaillons au projet de loi de Finances et finalisons les mesures fiscales. Il comportera des mesures visant à renforcer la compétitivité de l'économie française."

Au sujet de l'ISF, il a précisé que les réflexions se poursuivent mais qu'"il n'est pas question d'inclure les biens professionnels dans l'assiette de l'impôt", comme le redoutaient les chefs d'entreprise. Laurence Parisot avait estimé mardi qu'un alourdissement de l'ISF en y soumettant les biens professionnels serait "un hara-kiri pour l'économie française".

Lu sur Les Echos

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