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Crédits Photo: Reuters

L'interview

Nicolas Sarkozy : "J’ai la France en moi, je n’y peux rien"

L'ex-président évoque les dossiers brûlants de l'actualité et dresse le bilan de son quinquennat dans une interview accordée aux lecteurs du Parisien.

A l’occasion d’une longue interview de 2h30 accordée à 7 lecteurs du Parisien, Nicolas Sarkozy a évoqué plusieurs dossiers brûlants, notamment le déploiement militaire aérien français en Syrie. Selon l’ancien président, qui n’a de cesse de critiquer les démarches de François Hollande à ce sujet, il faut aller combattre au sol pour vaincre l’Etat islamique. "Ça doit leur fait peur aux dirigeants de Daech, ils sont certainement terrorisés", a ironisé Nicolas Sarkozy. "Il faut intervenir pour gagner, donc bombarder massivement le groupe Etat islamique. C’est un scandale qu’on laisse ces barbares tuer, violer, détruire Palmyre, le cœur de la civilisation mondiale", a-t-il déclaré, estimant qu’un rapprochement avec Vladimir Poutine serait une solution. "Pensez-vous vraiment que Daech peut mettre en échec 22 des pays les plus puissants au monde ?", a interrogé Nicolas Sarkozy, selon qui, la Syrie pourrait être libérée "en quelques mois".

Le rétablissement des frontières

Concernant la crise des migrants, le président des Républicains a réaffirmé son avis favorable aux rétablissements des frontières entre les Etats européens. "Il y a une semaine, Mme Merkel a dit qu’elle accueillerait les réfugiés. En trois jours, l’Allemagne a été submergée, parce que tout le monde s’est précipité. Il faut maîtriser la situation en suspendant Schengen, comme l’a fait Mme Merkel, et en le réformant", a-t-il indiqué, précisant, "tant que la crise est là".

Le porc dans les cantines

Quand Madina Nouinoui, lecteur du Parisien, demande à Nicolas Sarkozy pourquoi les plats sans porc posent tant de problème aujourd’hui à l’école, la réponse de son interlocuteur est sans appel : "Ce n’est pas à la République de s’adapter au désir de chacun". "Face à l’augmentation des phénomènes migratoires et des tentations communautaires, il faut dire stop ! Il n’y a pas de cantine pour les petits juifs, les petits musulmans, ou les autres : il y a la cantine pour tous !" a lancé Nicolas Sarkozy.

Si c'était à refaire ?

L’ancien président dresse le bilan de son quinquennat et avoue, que s’il ne changerait rien à sa politique, il changerait sa façon d’être s’il le pouvait : "J’ai tellement de convictions que je vais parfois trop rapidement à la réponse. Le parler-vrai peut devenir un parler-brutal. Et cela peut blesser. Je le regrette après. Aujourd’hui, je prends plus de précautions. J’aime discuter, j’aime convaincre. J’ai la France en moi. Je n’y peux rien".

Pour autant, Nicolas Sarkozy ne dira pas s’il projette de se présenter aux élections présidentielles de 2017 : "Si je dis dans le Parisien que je suis ou non candidat, je mets par terre la campagne de tous les candidats (des élections régionales). Je ne suis pas focalisé sur mon nombril".

Lu sur le Parisien

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