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Crédits Photo: CHRISTOPHE SIMON / AFP

Fin d'année universitaire

Nanterre, Toulouse, Tolbiac : Le point sur la situation dans les universités à l'approche des examens

Après le mouvement de contestation étudiante, les universités de Toulouse, Nanterre et Tolbiac sont confrontées à de nouvelles difficultés à mesure que les examens approchent.

La grande majorité des universités à travers l'Hexagone organise actuellement des périodes d'examens ou s'apprête à le faire dans les toutes prochaines semaines. Certains sites particulièrement perturbés, dans le cadre de la contestation étudiante contre la loi ORE sur la réforme de l'accès à l'université, traversent actuellement une phase de transition qui ne va pas rassurer les étudiants les plus studieux de ces campus universitaires en question.  
 
Le tribunal administratif de Toulouse, saisi en référé par le syndicat UNI et quatre étudiants, a ordonné, ce mercredi 2 mai 2018, le déblocage de l'université de Toulouse II Jean-Jaurès. Les locaux de l'université étaient bloqués depuis le 6 mars.
 
Un communiqué a été publié par le tribunal administratif de Toulouse. "Le magistrat désigné a constaté que l'occupation des locaux depuis le 6 mars 2018 avait engendré des dégâts et des détériorations (...) et que l'accès au site de toute personne non gréviste était impossible". Selon  cette nouvelle décision, la direction de l'université pourra "faire usage de son pouvoir de police administrative afin de faire libérer l'accès".
 
De leurs côtés, les étudiants de Nanterre se sont réunis en assemblée générale ce mercredi 2 mai. Ils ont voté la reconduite du blocage de l'université jusqu'à lundi prochain. Ils ont fait planer une nouvelle menace de report des partiels, normalement prévus cette semaine. 
 
Selon des informations du Figaro, 1 444 personnes présentes à l'AG se sont prononcées en faveur du blocage. 351 participants à l'AG ont voté contre. Ce vote crucial a été organisé au premier jour de la rentrée après dix jours de vacances. La plupart des débats ont concerné l'organisation des partiels, censés se dérouler du 2 au 18 mai sur le campus. Les examens de mercredi à Nanterre avaient déjà été reportés par la présidence de la faculté afin de permettre à l'assemblée générale de se tenir.
 
L'université de Nanterre est entièrement bloquée et occupée par des étudiants opposés à la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) depuis plus de deux semaines. Ils considèrent cette réforme comme une sélection à l'entrée des universités.
 
En raison de dégradations liées à son occupation, les locaux de la faculté de Tolbiac ne peuvent pas accueillir les examens du second semestre. Les partiels ont donc été délocalisés à Rungis. La direction de la faculté a loué plusieurs salles. Les étudiants en économie, en histoire et en histoire de l’art vont y passer leurs examens pendant deux semaines. Ce nouveau site entraîne des complications pour les étudiants dans les transports. Ils ne seront d'ailleurs pas aidés par la SNCF avec les perturbations prévues dans le RER dans la journée du jeudi 3 mai. Les enseignants de l’UFR de géographie considèrent que les conditions ne sont pas toujours pas réunies pour que les examens se déroulent sereinement. Ils ont donc décidé d’annuler l’examen et de le remplacer par une note de contrôle continu.
 
Lu sur BFM TV

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