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Crédits Photo: JACQUES DEMARTHON / AFP

Nouvelles révélations ?

Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, auditionné à son tour après Gérard Collomb

Le préfet de police est auditionné depuis 14h dans le cadre de l'enquête sur les agissements d'Alexandre Benalla.

Après l'audition de Gérard Collomb ce lundi matin, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech est auditionné à son tour depuis 14h par l'Assemblée nationale. La commission d'enquête parlementaire doit permettre d'éclaircir les zones d'ombre de l'affaire Alexandre Benalla.

Le préfet de police de Paris a fermement condamné et dénoncé les agissements d'Alexandre Benalla, en parlant de "dérives individuelles inacceptables, sur fond de copinage malsain".

Michel Delpuech a précisé les conditions d'obtention des accessoires de la police obtenus par Alexandre Benalla lors du 1er mai. 

"Toujours sur mes sollicitations, le directeur de l'ordre public avait mis à disposition de monsieur Benalla un casque, avec à côté de lui un gradé de la police nationale. D'autres moyens ont-ils été fournis à mon insu par mes services ? L'enquête judiciaire précisera les choses".

Le préfet a rapporté le déroulé des faits de cette journée particulière : 

"Je suis arrivé, un peu avant 9 heures, la réunion était présidée par le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur. Vers 10h45, je suis rentré vers la préfecture de police. J'ai appelé mon directeur de cabinet pour faire le point sur les infos du matin. Il m'a dit que circulait une vidéo sur les violences poilicière. J'ai indiqué que je voulais en savoir plus.

Autour de 11h15, j'ai reçu un appel d'un collaborateur de cabinet du président de la République. Il vient aux nouvelles auprès de moi, je ne comprends pas de quoi il parle. Je n'ai jamais entendu parlé d'affaire Benalla à ce moment là. J'indique que je vais me renseigner. Dans le même temps, mon service de communication a trouvé cette vidéo. Nous l'avons visionné sur un grand écran. Il me revient à ce moment là un épisode du 1er mai. En fin de journée, le ministre de l'Intérieur est passé à mon bureau pour faire le point et pour aller en salle de commandement pour remercier les personnels et agents présents. J'ai alors découvert avec surprise et étonnement la présence de Benalla. Au moment de lui serrer la main, je lui demande ce qu'il fait là: "J'étais sur le terrain, je suis venu", dit-il. Je précise qu'à cette heure-là, le 1er mai, vers 20h30, les opérations de maintien de l'ordre se poursuivaient dans la capitale. Vers 23 heures sont intervenues les dernières interpellations. Je suis alors remonté à mon bureau, j'ai dû organiser la visite du premier ministre dans un commissariat".

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