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Carton jaune

Xavier Bertrand met Servier en garde

"La transparence n'est pas une option" mais une nécessité, rappelle le ministre de la Santé.

[Mis à jour jeudi 8, à 11h]

Invité de la matinale de RTL ce jeudi, Xavier Bertrand a lancé un avertissement aux laboratoires Servier, leur intimant de faire enfin toute la lumière sur l'affaire du Mediator ."Le laboratoire s'est muré dans une attitude fermée et ne collabore plus", a lancé le ministre de la Santé. "Servier doit comprendre que la transparence et la collaboration avec les autorités sanitaires ne sont pas une option".

Il est également revenu sur les révélations concernant un autre médicament, le Protelos, dont Servier aurait caché les effets secondaires aux autorités de santé. Xavier Bertrand a annoncé qu'une nouvelle étude allait être menée par l'Afssaps sur ce traitement contre l'ostéoporose, qui est pris par 390 000 femmes en France. "Si le bénéfice pour les patients n'est pas supérieur aux risques, nous n'hésiterons pas à retirer ce médicament", a-t-il promis.

[Mis à jour mercredi 7, à 19h30]

Le Parisien révèle que l’avocat de la Caisse nationale d’assurance maladie vient de faire une demande de cautionnement de 255 millions d'euros au juges du pôle santé de Paris concernant les laboratoires Servier. Me Georges Holleaux s'explique : "Nous effectuons cette demande car nous estimons, au vu des derniers développements de l’enquête, que le laboratoire doit payer. On se dirige vers des mises en examen. Cette somme serait mise en réserve pour payer effectivement les dommages et les victimes».

[Mis à jour mercredi 7, à 17h]

Libération réagit au démenti de Servier.

[Mis à jour mercredi 7, à 12h]

En réaction aux accusations publiées par Libération concernant le Mediator et le Protelos, Servier nie avoir  "jamais dissimulé les effets secondaires d'un médicament" . "Les deux cas de décès chez des patients qui prenaient du Protelos et qui avaient souffert d'une réaction cutanée à impact systémique (DRESS) ont bien été répertoriés dans les rapports de pharmacovigilance", assure le laboratoire dans un communiqué.

[Mis à jour mercredi 7, à 12h]

Libération publie ce mercredi les conclusions d’un rapport d’inspection de l’Agence européenne des médicaments sur le système de pharmacovigilance de Servier, qui révèle que le laboratoire aurait également tenté de cacher aux autorités de santé les effets secondaires du Protelos, un médicament contre l’ostéoporose.

Me Hervé Temine, l'avocat de Servier, a réagi aux révélations publiées dans Libération hier au sujet de la mise sur le marché du Mediator (lire ci-dessous). "Servier n’a pas trompé les autorités et il n’y a pas eu d’obtention indue de l’autorisation", a-t-il assuré dans un communiqué. "L’ensemble des données scientifiques et des études communiquées à l’administration […] n’ont jamais traduit la moindre volonté d’obtenir frauduleusement une autorisation de mise sur le marché". Le laboratoire renvoie la responsabilité sur le Dr Charpentier, le signataire des expertises frauduleuses, devenu son accusateur.

Par ailleurs, le Parisien affirme que le Conseil d’administration de l’association des victimes du Mediator et de l’Isomeride a décidé de déposer «d’ici à quelques jours plusieurs milliers de plaintes individuelles pour tromperie aggravée, mise en danger de la vie d’autrui, homicides, à l'encontre des laboratoires Servier et X», citant le président de l'association Georges-Alexandre Imbert.

[Mis à jour mardi 6, à 16h]

Me Hervé Temine, avocat de Servier, révèle que plusieurs personnes au sein du laboratoire ont été convoquées par les juges d'instruction en charge de l'affaire du Mediator, en vue d'une éventuelle mise en examen. Il n'a toutefois pas précisé quand ces convocations auraient lieu. Cette décision fait suite à de nouvelles révélations qui montrent que Servier aurait dissimulé la vraie nature du Mediator dès sa mise sur le marché.

La position officielle du laboratoire - qui jure qu'il n'était pas question d'en faire un coupe-faim mais un simple anti-diabétique - est contredite par d'anciens collaborateurs, dévoile Le Figaro. Or, Servier risque jusqu'à une interdiction d'exercer si cela devait être prouvé.

Jean-Charpentier, un ancien neurochirurgien de 81 ans entré chez Servier en 1968, s'est dit "beaucoup étonné de voir le Mediator sortir comme antidiabétique car ça n'a rien à voir sur le plan expérimental, ni sur le plan clinique. C'est vrai, il diminue la faim."

Pourtant, la demande de mise sur le marché rédigée en 1973 ne comportera jamais de référence au rôle anorexigène du produit. Ce terme sera pudiquement remplacé par l'expression "diminution très importante de la prise de nourriture". De même, la ressemblance entre le benfluorex et le fonctionnement des amphétamines sera également passée sous silence. "Ç'a été fait dans le but d'avoir l'autorisation de mise sur le marché", résume le professeur Charpentier.

Lu sur 20 minutes.fr

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