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Le scandale du Mediator continue de défrayer la chronique

Santé

Mediator : l’agence du médicament est mise en examen

Dominique Maraninchi, directeur général de l'ANSM, est le troisième membre de l'agence a être inquiété par la justice.

C'est un nouveau rebondissement judiciaire dans l'affaire du Mediator. Et c’est cette fois-ci l'Agence du médicament (ANSM, qui remplace l’Afssaps) qui a été mise en examen mardi pour homicides et blessures involontaires. Soupçonnée de négligence entre 1995 et 2009 dans la surveillance de la dangerosité potentielle du Mediator, l'ANSM a été placée sous contrôle judiciaire, impliquant le versement d'une caution de 100.000 euros, selon cette source.

"Il serait ainsi reproché à l'Agence d'avoir contribué à créer la situation qui a engendré le dommage des victimes et de n'avoir pas pris les mesures permettant de l'éviter", a ainsi expliqué l’agence dans un communiqué. Le directeur général de l'Agence, Dominique Maraninchi a été convoqué mardi par les juges en charge de l'instruction.

L'ANSM, qui a été très décriée dans cette affaire,  dit vouloir collaborer avec la justice : elle "apportera sa pleine et entière contribution à la Justice afin que puisse être établie toute la vérité à laquelle les victimes, leurs familles et les usagers ont droit. Ainsi, toute la lumière devra être faite sur les responsabilités de chacun et toutes les conséquences devront être tirées du travail de la Justice".

A la mi-février, les juges d'instructions chargés de cette enquête pour tromperie et prise illégale d'intérêt, avaient déjà mis en examen deux anciens responsables de l'Afssaps, Jean-Michel Alexandre et Eric Abadie, respectivement pour "participation illégale d'un fonctionnaire dans une entreprise précédemment contrôlée" et pour prise illégale d'intérêt. Parallèlement, un responsable des laboratoires Servier, fabricant du Mediator, et une ancienne salariée du groupe ont également été mis en examen.

Pour rappel, un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales rendu public le 15 janvier 2011 attribuait au laboratoire Servier une "responsabilité première et directe" dans cette affaire, identifiant "dès l'origine, une stratégie de positionnement du Mediator par les laboratoires Servier en décalage avec la réalité pharmacologique de ce médicament". L'IGAS met également en cause les dysfonctionnements du système de santé, qui a continuellement validé le Mediator "en dépit d'alertes nombreuses et répétées".

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