Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Crédits Photo: Capture France TV pluzz

Foi, bonne ou mauvaise

Martinez (CGT) : "On parle plus des casseurs que de la nature de la contestation"

Au journal télévisé de France 2 le 15 juin, Philippe Martinez confirme que la CGT maintiendra tous les mouvements sociaux prévus.

Interrogé par David Pujadas au sujet des débordements survenus ce mardi en marge de la manifestation contre la loi Travail, notamment les dégâts causés à l'hôpital Necker, Philippe Martinez ne souhaite pas assumer le risque de casseurs qui survient lors de chaque manifestation organisée depuis ces trois derniers mois.

"Nous avons condamné les attaques contre l'hôpital Necker qui sont absolument scandaleuses, et donc nous ne portons aucune responsabilité sur ce qui se passe en marge des manifestations", déclare-t-il sur le plateau de France 2.

De nouvelles manifestations sont prévues en France, notamment le 28 juin prochain. Elles ne seront pas annulées, confirme le Secrétaire général de la CGT :

"Nous avons eu une intersyndicale aujourd'hui, et les mouvements qui sont prévus sont maintenus. Interdire de manifester dans ce pays, c'est remettre en cause la démocratie"

D'après Philippe Martinez, c'est plutôt au gouvernement de reculer afin de calmer la situation :

"Il y a un grave problème dans ce pays, y compris avec des évènements dramatiques qui se sont passés. Nous pensons qu'il y a besoin que le gouvernement suspende le débat parlementaire sur la loi Travail, de façon à ce que l'ordre, et en tout cas la sérénité revienne, afin que l'on puisse discuter tranquillement.", lance Philippe Martinez.

David Pujadas rappelle alors que le taux de gréviste est assez bas depuis quelques jours, et que la situation semble revenir à la normale, notamment du côté de la pénurie de carburant ou des grèves à la SNCF. "Est-ce la fin du mouvement ?", demande-t-il. Et M. Martinez de répondre :

"Pas du tout. Vous n'étiez pas à la manifestation hier. On parle plus des casseurs que de la nature de la contestation, ni du nombre de manifestants, ou des usines toujours en grève", répond le syndicaliste.

Au sujet de son rendez-vous fixé avec la ministre du Travail vendredi 17 juin : "nous irons à ce rendez-vous demain, malgré les provocations du premier ministre", répond-il.

Au micro de France Inter ce matin, Manuel Valls avait en effet mis en cause directement la CGT : "La CGT a eu une attitude ambigüe vis-à-vis des casseurs", avait déclaré le Premier ministre.

France 2 diffuse alors un reportage sur les 1 millions de manifestants annoncés par la CGT le 14 juin à l'issue de la manifestation à Paris contre la loi Travail. La preuve par l'image, ce chiffre paraît peu probable.

Sur Internet, la rédaction de France 2 a calculé la superficie totale du parcours de la manifestation. Résultat : 197.000 mètres carrés de bitume, trottoir compris. Avec 1 million de manifestants, cela donne 5 manifestants au mètre carré, partout, et pendant tout la manifestation. Une densité, reproduite pour le reportage, et qui ne semble pas correspondre à celle des images réelles de la manifestation du 14 juin.

Devant ce constat, Philippe Martinez a la réponse : "C'est une preuve un peu tronquée. Il y avait des manifestants sur le parcours, mais vous savez y'en a eu beaucoup qui ont attendu, certains 4 heures, avant de pouvoir partir. Donc le calcul est sûrement bon, sur le parcours. Il manque tout la partie qui était sur la place d'Italie (au départ du cortège, ndlr) et le long du boulevard qui descend vers la gare d'Austerlitz (en marge du parcours, ndlr). La prochaine fois, on vous invitera", explique-t-il à David Pujadas.

Lire aussi : Quand la France se marie avec l’espoir et la joie : le foot, la CGT et nous

Vu sur France 2

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !