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Crédits Photo: Reuters
Marine Le Pen au Monde : "Le gouvernement Valls 2 part en quenouille"

Interview fleuve

Marine Le Pen : "Le gouvernement Valls 2 part en quenouille"

Dans une interview accordée au Monde jeudi et publiée ce vendredi 4 septembre, la président du Front national attaque, encore, François Hollande et se dit prête à prendre la place de Manuel Valls à Matignon.

C’est une interview fleuve de Marine Le Pen, publiée dans les colonnes du Monde, ce vendredi 5 septembre, à l'intérieur de laquelle la présidente du Front national donne son avis sur plusieurs sujets d'actualité. 

  • Le gouvernement Valls II bis

Le nouveau gouvernement, formé par Manuel Valls le 26 août et approuvé par le chef de l’Etat est un gouvernement "de provocation", explique Marine Le Pen. "C'est surtout la dernière cartouche de Hollande avant une dissolution".

Dans son interview, elle explique que l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Economie, le transfert de Najat Vallaud-Belkacem à l’Education nationale et le maintien de Christiane Taubira à la justice ne passe pas. Cela montre "que Valls n'est pas l'homme ferme qu'il prétend être. Il est incapable de contrebalancer le laxisme généralisé et l'indécision de François Hollande. On a beaucoup parlé de l'image dégradée de la France sous Nicolas Sarkozy. Sous François Hollande, c'est encore pire. Le gouvernement Valls 2 part en quenouille, avec déjà au bout d'une semaine le départ d'un secrétaire d'Etat [Thomas Thevenoud, ndlr] en raison de problèmes fiscaux !"

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  • Elle se dit prête à gouverner (et tente de le montrer)

"Je suis respectueuse des institutions. Je ne remets pas en cause la légitimité du président. Mais il n'a plus la confiance du peuple, il doit donc en tirer les conséquences." Après avoir réclamé à l’envie une dissolution de l’Assemblée nationale depuis plusieurs mois, Marine Le Pen répète en boucle qu’elle est prête à une cohabitation, y compris dans son interview du Monde, publiée ce vendredi 5 septembre. Un moyen, pour elle, d’essayer de montrer qu’elle est prête à gouverner ; Matignon avant l’Elysée.

Dans les colonnes du quotidien du soir, elle assure que son parti peut gouverner seul, sans alliance. Et en veut pour preuve le score qu’a obtenu le FN aux élections européennes : "il y a cinq ans, on faisait 6 % aux européennes ; on vient de faire [en 2014] 25 %".

"Si nous avons une majorité, c'est pour faire une politique contre la sienne. Hollande, il inaugurera les pots de fleurs et fera des commémorations. D'ailleurs, il adore ça. Et puis ce sera tout, parce que, constitutionnellement, c'est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation. Le président de la République, lui, se soumettra ou se démettra. Et je pense qu'il choisira la deuxième solution car il ne supportera pas que la politique menée soit radicalement différente de la sienne"

  • Le blocage de la livraison du Mistral, une "grave erreur"

La présidente du Front national qualifie de "grave erreur pour la France" le blocage de la livraison du premier navire de guerre Mistral à Moscou, fait par François Hollande en milieu de semaine :  c’est “un signal terrible de notre soumission aux Etats-Unis. Si nous n'apparaissons pas comme fiables, nous ne commercerons plus avec aucun grand pays. La non-livraison, c'est aussi des emplois perdus pour la France. Et le risque de se faire condamner [...]"

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  • Unes de Minute et de Valeurs actuelles

Là encore, Marine Le Pen se répète et ne condamne pas les unes des deux hebdomadaires : elle explique que celle de Minute est une provocation "bien grasse" et que celle de Valeurs actuelles ne mérite pas les levers de boucliers : "Le terme 'ayatollah', utilisé par Valeurs actuelles l'a été pour d'autres responsables politiques. On appelait bien les écolos les 'Khmers verts'".

Dans ses réponses, en filigrane, la présidente du Front national explique que Najat Vallaud-Belkacem l’a un peu cherché : "Elle est sectaire et s'est fait beaucoup d'ennemis. Il ne faut pas la survictimiser !" Invitée de RTL, jeudi 4 septembre, Marine Le Pen usait des mêmes arguments, mot pour mot.

Lu sur lemonde.fr

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