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Les soldats français auraient tué dans un bombardement aérien l'émir d'Aqmi Abou Zeid.

Raid

Mali : le chef d'Aqmi, Abou Zeid, aurait été tué par l'aviation française

Plusieurs sources indiquent qu'Abou Zeid, spécialistes des prises d'otages, serait mort jeudi après-midi.

La guerre au Mali se poursuit, et la France marque des points. La télévision privée algérienne Ennahar TV a en effet indiqué jeudi dans l'après-midi que "des sources sécuritaires ont découvert [les corps] de 40 terroristes dont celui d'Abou Zeid". Ce dernier n'est autre que le principal chef d'al-Qauida au Maghreb islamique (Aqmi).

Les djihadistes auraient par été tués par un détachement des forces spéciales commandé par le colonel Thierry dans le nord du Mali, plus précisément dans le massif de Tigharghar où l'armée française est appuyée par des troupes tchadiennes et les katibas salafistes.

Pour rappel, Abou Zeid, de son vrai nom Mohamed Ghdiri, est un Algérien âgé d'une quarantaine d'années apparu pour la première fois en 2003 comme adjoint d'Abderazak El-Para, tristement célèbre pour avoir entre autres été l'instigateur de l'enlèvement de 32 touristes européens dans le grand Sud algérien il y a dix ans.

Abou Zeid était devenu assez rapidement l'émir des zones sud-sahariennes perçu comme un chef froid et cruel. Il serait notamment à l'origine des exécutions d'Edwin Dyer, un Britannique abattu en 2009 car son pays refusait par principe de payer pour sa libération, et de Michel Germaneau en 2010. Ce Français âgé de 78 ans était retenu prisonniers dans d'horribles conditions.

Cette cruauté a permis à Abou Zeid de percevoir des dizaines de millions d'euros des Etats occidentaux qui versaient généralement des rançons pour la libération de leurs compatriotes. L'argent a bien évidemment été réinvesti dans des armes et des munitions et le recrutement de volontaires mais aussi pour corrompre des notables locaux.

Par ailleurs, cet émir d'Aqmi détenait aux dernières nouvelles au moins quatre des sept otages français au Mali : Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, tous employés d'Areva ou de la Satom enlevés en septembre 2010 à Arlit au Niger

Lu sur Le Nouvel Observateur

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