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Malfaiteurs relâchés à Dreux : Taubira "ne porte pas de jugement"

De nombreuses voix à droite ont protesté contre cette décision, y voyant la conséquence d'un "laxisme" de la garde des Sceaux.

Christiane Taubira est montée au créneau voulant faire taire la polémique naissante après la décision de relâcher des malfaiteurs condamnés à Dreux, faute de place dans la prison. La garde des Sceaux a justifié la décision expliquant que cela relevait d'une "application de la loi pénitentiaire" votée par l'ancienne majorité de droite. "Le parquet n'a pas annulé, il a différé de deux à quatre semaines la mise sous écrou" (incarcération), a dit la ministre sur France 2, lundi soir.

"Je ne porte pas de jugement sur les décisions des magistrats, a fortiori quand ils appliquent la loi", a-t-elle encore expliqué. Plus tôt, dans un communiqué, elle a indiqué que "le procureur est dans son rôle lorsque dans une situation pénitentiaire tendue, il organise dans le temps l'exécution des peines" et a exprimé "sa confiance aux magistrats dans leur mission difficile".

De nombreuses personnalités de droite ont protesté contre cette décision y voyant la conséquence d'un "laxisme" de la garde des Sceaux. La ministre atenu à répliquer. "Ils n'ont pas de légitimité pour s'exprimer, parce qu'aujourd'hui nous avons 56 % de récidive depuis 2007 malgré les 30 lois pénales (votées par la droite) et 64 % de récidive sur les peines de moins de six mois. (...) Il n'y a que les antidémocrates et les antirépublicains qui gagnent à mettre en cause l'institution judiciaire", a-t-elle conclu.

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