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Crédits Photo: FADEL ITANI / AFP

De retour

Liban : Saad Hariri confirme qu'il va reprendre son poste de Premier ministre

À cette occasion, l'homme politique a accordé une interview exclusive à Paris Match.

Il avait annoncé sa démission le 4 novembre dernier depuis l'Arabie saoudite en dénonçant le rôle déstabilisateur de l'Iran et du Hezbollah libanais et jugeant sa vie en danger. Mais après son retour à Beyrouth le 21 novembre, Saad Hariri a accepté de "suspendre" sa décision. Ce jeudi 30 novembre, il confirme dans les colonnes de Paris Match qu'il va reprendre son poste de Premier ministre.

Les menaces "sont toujours là"

Interrogé dans Paris Match sur le point de savoir s'il allait se comporter "comme si de rien n'était", Saad Hariri a répondu "oui". "Je souhaitais que le monde comprenne que le Liban ne peut plus tolérer les ingérences d’un parti comme le Hezbollah dans les affaires des pays du Golfe, où vivent 300 000 Libanais. Ils sont très importants pour notre économie. Nous ne devons pas payer pour les agissements du Hezbollah", déclare-t-il, précisant avoir "démissionné depuis Riyad avec l’intention de créer un choc positif pour le Liban". Mais qu'en est-il des menaces sur sa vie ? "Elles sont toujours là", affirme Saad Hariri. "J’ai beaucoup d’ennemis, les extrémistes et le régime syrien. Ce dernier a prononcé une peine de mort contre moi. Ils m’accusent d’ingérence dans leur pays", explique l'homme politique.

Emmanuel Macron "a agi dans l’intérêt de la France, du Liban et de la région"

Dans Paris Match, Saad Hariri évoque également sa relation avec Emmanuel Macron et le rôle de la France dans la crise libanaise. "C’est le pays qui a rassemblé la communauté internationale autour du Liban. Le président Macron a parlé avec tout le monde : les Américains, les Européens, l’Iran, la Russie. Les relations entre nos deux pays sont certes historiques, mais il n’y a pas que ça. Les gens n’en peuvent plus des guerres", affirme Saad Hariri.

>>> À lire aussi : Suspension de la démission de Saad Harari : le Liban face à l’épreuve de vérité sur sa neutralité 

"En prenant en main cette crise, avez-vous le sentiment qu’Emmanuel Macron aura tiré les Saoudiens d’un mauvais pas ?", demande le journaliste. Réponse : "Le président Macron a agi dans l’intérêt de la France, du Liban et de la région. Il a agi pour éviter une autre guerre, et il sera dit un jour qu’il a joué un rôle historique".

 

 

Lu sur Paris Match

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