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Inattendu

Les étonnantes conclusions d'un rapport sur la radicalisation des djihadistes français

Selon le texte du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam; les recruteurs cibleraient souvent des personnes jeunes, sujettes à la dépression, et issues de familles athées.

C'est un rapport aux conclusions inatendues Un texte publié par le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam, un organisme privé fondé par la chercheuse Dounia Bouzar et qui lutte contre la radicalisation islamique en France, briserait de nombreux préjugés sur les candidats au djihad en Syrie et en Irak.

Pour écrire ce rapport de 90 pages, les auteurs Dounia Bouzar, Christophe Caupenne, Sulayman Valsa se sont appuyés sur les témoignages de plus de 160 familles. Première conclusion du texte, les jeunes candidats au djihad seraient issus de la classe moyenne pour (67%,). Suivraient ensuite les catégories socioprofessionnelles supérieures (17%), puis seulement  les milieux populaires (16%). Ces statistiques seraient à prendre avec des pincettes. Le rapport souligne une forte représentation des milieux enseignants et éducatifs. Les auteurs précisent que cette catégorie de parents serait plus attentifs à leur enfant, ce qui pourrait expliquer contactent plus facilement le CPDSI qui, pour l'instant, peine à toucher les catégories populaires moins impactées par la sensibilisation.

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Autre idée reçue battue en brèche, les recrues de l'islam radical ne viennent pas majoritairement des familles musulmanes très pratiquantes. 80%, des familles ayant fait appel au CDPSI se déclarent athées. De plus,  seulement 10% comportent un grand-parent immigré. Par ailleurs, les très jeunes seraient des proies tentantes. Les 15-21 serait la tranche la plus touchée, avec 63% des candidats au djihad recensés dans ces familles. Et les chiffres pourront en étonner plus d'un. Parmi eux, seuls 5% ont commis des actes de petite délinquance, alors que 40% ont connu la dépression. Pour les auteurs du rapport, il serait probable que "que l'endoctrinement fonctionne plus facilement sur des jeunes hyper sensibles, qui se posent des questions sur le sens de leur vie".

Concernant les vecteurs de radicalisation, Internet est le mode de recrutement privilégié des djihadistes. 91% des cas se font à en ligne. "Les nouveaux discours terroristes ont affiné leurs techniques d'embrigadement en maîtrisant l'outil internet, à tel point qu'ils arrivent à proposer une individualisation de l'offre qui peut parler à des jeunes tout à fait différents", s'inquiètent les auteurs.

Le rapport décrit les 5 mythes mis au point par les recruteurs du djihad : celui du "chevalier héroïque" qui fonctionne auprès des garçons, le départ au nom "d'une cause humanitaire" prisé par les jeunes filles mineures, le "porteur d'eau" désignant ceux qui cherchent un leader, la référence au jeu vidéo de guerre "Call of duty" pour les jeunes voulant combattre, ou encore la quête de toute puissance attirant des personnes "sans limites".

Le rapport pointe d'ailleurs du doigt l'utilisation par les radicaux de l'univers des jeux vidéo et l'impact de vidéos utilisant des images subliminales. Les recruteurs inondent les réseaux sociaux de vidéos évoquant l'influence des Illuminati, des francs-maçons, des sionistes et des satanistes dans les sociétés occidentales.

Lu sur Le Figaro

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