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Le maire d'une commune d'Isère accepte d'accueillir des réfugiés, lui aussi, seulement s'ils sont chrétiens
©Reuters

Oui, mais non

Le maire d'une commune d'Isère accepte d'accueillir des réfugiés, lui aussi, seulement s'ils sont chrétiens

Gérard Dézempte, élu divers droite de Charvieu-Chavagneux a expliqué que les chrétiens "ne procèdent pas à la décapitation de leur patron".

Et de deux. Après le maire de Roanne, celui de la commune de Charvieu-Chavagneux (Isère) s'est dit prêt à accueillir des réfugiés, mais "à la condition expresse que ce soit une famille chrétienne", car les chrétiens "ne procèdent pas à la décapitation de leur patron". Alors que Bernard Cazeneuve a adressé une lettre à tous les maires de France dans le but de connaître les propositions d'accueil de migrants des communes volontaires, le maire Les Républicains de Roanne (Loire), a accepté de tendre la main, mais pas à tout le monde. Yves Nicolin a en effet déclaré au micro de France Bleu Saint-Etienne Loire,  ne vouloir accueillir que des "migrants chrétiens" pour éviter les "terroristes déguisés".

Cette fois c'est donc Gérard Dézempte, réélu en mars 2014 sous l'étiquette divers droite (après RPR et UMP). D'après le texte dévoilé et approuvé à l'unanimité par le conseil municipal, la mairie affirme vouloir "pallier la politique étrangère irresponsable de l'État en accueillant une famille de réfugiés, à la condition expresse que ce soit une famille chrétienne". Ville de 8 250 habitants, Charvieu-Chavagneux est située à 16 kilomètres de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), où Yassin Salhi a tenté de faire exploser une usine après avoir décapité son employeur le 26 juin. 

A lire aussi : Le maire de Roanne accepte d’accueillir des migrants uniquement s'ils "sont chrétiens"

Alors que la France s'est déclarée prête à accueillir 24 000 réfugiés dans les deux années à venir, deux autres maires de droite ont déjà déclaré qu'ils ne souhaitaient accueillir que des réfugiés chrétiens. Le Premier ministre Manuel Valls leur a répliqué sèchement mardi soir : "On ne trie pas en fonction de la religion. Le droit d'asile, c'est un droit universel." La commune de Charvieu-Chavagneux explique ce choix en affirmant "que les chrétiens ne mettent pas en danger la sécurité d'autrui ; qu'ils n'attaquent pas les trains armés de kalachnikov, qu'ils n'abattent pas des journalistes réunis au sein de leur rédaction et qu'ils ne procèdent pas à la décapitation de leur patron comme nous l'avons vu à quelques kilomètres de notre commune".

A lire aussi : Crise des migrants : l'Allemagne a accueilli 15 000 réfugiés en deux jours

Ville de 8 250 habitants, Charvieu-Chavagneux est en effet située à 16 kilomètres de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), où Yassin Salhi a tenté de faire exploser une usine après avoir décapité son employeur le 26 juin. Dans sa délibération, la commune cite l'appel du pape François à accueillir des réfugiés mais aussi une promesse de Saint-Louis, en 1250, de protéger les chrétiens d'Orient : "Cette promesse a traversé les siècles, faisant de la France une fidèle protectrice des chrétiens d'Orient".

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