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Julian Assange WikiLeaks justice
©Justin TALLIS / AFP

Case prison

La justice britannique refuse la demande de remise en liberté de Julian Assange

Le fondateur de WikiLeaks demandait ce mercredi sa remise en liberté. Le tribunal estime qu'il existe « des motifs sérieux de croire que si Julian Assange était libéré aujourd'hui, il ne se rendrait pas au tribunal pour faire face à la procédure de recours ».

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, demandait ce mercredi sa remise en liberté deux jours après que la justice britannique a refusé de l'extrader vers les États-Unis. Les autorités judiciaires du Royaume-Uni viennent donc de décider ce mercredi de maintenir en détention le fondateur de WikiLeaks en attendant l'examen de l'appel formé par les Etats-Unis. L’administration américaine souhaite le juger pour la diffusion massive de documents confidentiels.

Julian Assange est poursuivi notamment pour espionnage par la justice américaine. Invoquant le risque de suicide du fondateur de WikiLeaks dans le système carcéral américain, la juge britannique Vanessa Baraitser a refusé son extradition vers les États-Unis.

Dans la foulée de la décision, les autorités américaines ont notifié au tribunal leur intention de faire appel. Ce mercredi, Vanessa Baraitser a estimé qu'il existe « des motifs sérieux de croire que si M. Assange était libéré aujourd'hui, il ne se rendrait pas au tribunal pour faire face à la procédure de recours ».

La représentante de l'accusation Clair Dobbin a notamment mis en évidence que Julian Assange a les « ressources » de prendre la fuite, mettant en avant l'offre d'asile politique faite par le Mexique. Un risque écarté par l'avocat de Julian Assange, Edward Fitzgerald, qui a plaidé que son client a « toutes les raisons » de ne pas se soustraire à la justice britannique qui a tranché en sa faveur lundi.

Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié alors qu'il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède.

Julian Assange risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Après le refus d'extrader le fondateur de WikiLeaks, sa compagne, l'avocate Stella Moris, avec qui il a eu deux enfants pendant sa réclusion à l'ambassade d'Equateur, avait salué un « premier pas vers la justice ». Elle avait jugé prématuré de trop se réjouir : « Nous ferons la fête le jour où il rentrera à la maison ».

Le Monde

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