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Accablant

L’ONU accuse le régime syrien et Daech d’utiliser des armes chimiques

Le Conseil de sécurité décidera s'il doit prendre des mesures.

Le mercredi 24 août, le rapport commandé par les Nations unies sur l’usage d’armes chimiques au cours du conflit en Syrie a été envoyé au Conseil de sécurité de l'ONU. Les 24 enquêteurs du Joint Investigative Mechanism (JIM) mandaté par les Nations Unis y affirment que que les forces de Bachar Al Assad ont fait usage d’armes au chlore au moins à deux reprises (le 21 avril 2014 à Talmenes et le 16 mars 2015 à Sarmin). Daech est accusé d’avoir utilisé du gaz moutarde à Marea le 21 août 2015.

Cependant, les enquêteurs ont déclaré ne pas avoir suffisamment d’éléments pour imputer la responsabilité des six autres attaques à qui que ce soit. Le rapport a été transféré au Conseil de sécurité qui devra débattre de suites à lui donner le 30 août. Auparavant, les membres du Conseil avaient affirmé qu’ils prendraient des sanctions une fois la responsabilité de ces attaques établie et les coupables identifiés.

Condamnations et demandes de réactions 

Jeudi 25 août, le ministre français des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a réclamé de la part du Conseil de Sécurité "une réaction à la hauteur de la gravité" des faits. "L’utilisation d’armes chimiques, que les autorités syriennes s’étaient engagées à proscrire (…), est une abomination qui met en lumière le rôle accablant joué par le régime de Damas dans la détérioration de la situation en Syrie".

De son côté, Ned Price, le porte-parole américain du Conseil de Sécurité a également appelé de ses vœux une réaction de la part de l’ONU, déclarant que ce rapport constituait "une nouvelle opportunité pour la communauté internationale de parler d’une seule voix pour aborder le problème de ces crimes odieux et pour être clair sur le fait que l’utilisation d’armes chimiques est inacceptable".

 

Lu sur La Croix

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