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Gilets jaunes : Edouard Philippe affirme qu'il savait "que cette colère sourde et froide existait"
©BERTRAND GUAY / AFP

Confessions

Gilets jaunes : Edouard Philippe affirme qu'il savait "que cette colère sourde et froide existait"

Le Premier ministre Edouard Philippe a accordé un entretien à la rédaction de Paris-Normandie, publié ce vendredi. Il aborde notamment la crise des Gilets jaunes et l'affaire Benalla.

Alors qu'Emmanuel Macron multiplie les rencontres et les échanges avec les élus ou la population dans le cadre du Grand débat national, Edouard Philippe a décidé de s'exprimer dans la presse quotidienne régionale. Le Premier ministre a accordé un entretien à la rédaction de Paris-Normandie, publié ce vendredi. 

Edouard Philippe évoque le sujet du mouvement des Gilets jaunes et la nécessité pour le gouvernement d'apporter des réponses : 

"Il faut l'entendre et y répondre. C'est ce que nous avons fait avec les mesures économiques et sociales et c'est ce que nous faisons avec le Grand débat national, qui a connu un démarrage très encourageant".

Edouard Philippe s'est exprimé sur la colère des Gilets jaunes en avouant qu'il avait déjà constaté ce malaise :

"par mon expérience havraise, par ce que je lis, ce que je vois et les gens que je rencontre, je savais qu'elle existait !". 

En revanche, il ne savait pas "que cette colère sourde et froide s'exprimerait dans les conditions des semaines écoulées".

Edouard Philippe a précisé le "principal défi" que le gouvernement doit relever : "éviter le déchaînement de la colère". 

Le Premier ministre a également indiqué qu'il "n'y a pas de sujets tabous" dans le cadre du Grand débat national. 

Edouard Philippe reste indécis sur la question d'un éventuel référendum organisé le même jour que les élections européennes en conclusion du Grand débat national. Le Premier ministre estime que "toutes les élections européennes ont été des moments marqués par des considérations purement nationales". 

Le Premier ministre a également évoqué l'affaire Benalla. Mediapart a affirmé que Matignon serait à l'origine de l'enquête pour identifier les sources des journalistes après la publication d'enregistrements entre Vincent Crase et Alexandre Benalla. Edouard Philippe a tenu à revenir sur cette affaire : 

"Nous avons transmis des informations au parquet et en toute transparence. (...) Aucune instruction au parquet n'a été donnée. On n'en donne jamais sur les affaires individuelles".

La conversation aurait pu être enregistrée au domicile de la cheffe du Groupe de sécurité du Premier ministre. Cette femme vient de démissionner de ses fonctions afin de ne pas "exposer" Edouard Philippe et afin de dissiper les polémiques. 

Edouard Philippe est revenu aussi dans cet entretien sur l'abstention de 50 députés LREM lors du vote du projet de loi anti-casseurs à l'Assemblée nationale cette semaine. 

"On a une diversité qui a toujours été assumée dans ce groupe parlementaire. (…) Les débats sur les libertés publiques sont toujours des débats riches. Après tout, il m'est arrivé, lorsque j'étais député, de ne pas avoir les mêmes positions que mon groupe... Donc, je peux l'entendre".

L'interview intégrale du Premier ministre Edouard Philippe dans les colonnes de Paris-Normandie est à retrouver à cette adresse

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