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François Hollande sur le plateau de TF1 ce dimanche
©Reuters

Interview télévisée

François Hollande au 20h de TF1 : "Le cap est le redressement de la France, je vais accélérer"

François Hollande était l'invité de Claire Chazal au journal de 20h ce dimanche sur TF1. Le président de la République en a profité pour évoquer de nombreux sujets. Extraits.


François Hollande a indiqué aux Français ses objectifs expliquant "je dois fixer le cap et le rythme. Le cap, c'est le redressement de la France". Il s'est donc "fixé un agenda du redressement: deux ans. Deux ans pour à la fois mettre en oeuvre une politique pour l'emploi, pour la compétitivité et pour le redressement des comptes publics". Le président de la République a également indiqué comment il allait trouver les 30 milliards nécessaires pour combler le déficit de la France. Ainsi, "10 milliards seront trouvés grâce aux administrations, 10 autres milliards grâce aux grandes entreprises et enfin les 10 derniers chez les ménages".

Le chef de l'Etat a enfin tenu à "reprendre la main", voulant se montrer actif. Jean-Marc Ayrault, est "un homme sérieux" avec qui "j'ai toujours travaillé en bonne intelligence. Je ne me défausse pas sur le Premier ministre. Je suis en première ligne. Je m'exprimerai devant les Français régulièrement" a-t-il déclaré.

Sur le pouvoir d'achat

"Le gouvernement n'a pas perdu de temps et a agi pour les Français dans de nombreux secteurs. Le prix des carburants a notamment été baissé. Je veux proposer aux Français un agenda de redressement pour qu'ils vivent mieux en 2017.

Sur le chômage 

"Le cap est le redressement de la France. Je vais fixer un agenda du redressement en deux ans. Je vais accélérer. J'ai demandé que les partenaires sociaux puissent négocier sur le contrat de génération. Tout doit être engagé avant la fin de l'année. La réforme du marché du travail est importante. Il faut qu'il y ait un système plus protecteur pour les salariés. Les entreprises seront plus soutenues dans leur effort d'adaptabilité. Ce sera un compromis historique entre les partenaires sociaux. Je souhaite aussi créer 100 000 emplois d'avenir".

"Sur Peugeot, les partenaires sociaux doivent trouver des plans d'actions que l'Etat accompagnera"

"Il faut faire en sorte que les salaires ne soient pas les seules bases de cotisation. Dès la fin de l'année, nous allons changer le mode de financement de la protection sociale. Embaucher ne coûtera pas plus cher. Nous devons inverser la courbe du chômage d'ici un an"

Sur la crise

"Je prends en compte une situation que je connaissais, que je ne découvrais pas. Ma prévision de croissance est de 0,8%. Il faudra trouver 33 milliards pour réduire le déficit. L'état emprunte à des taux historiquement faibles aux environs de 2%. C'est bien. Mais nous ne pouvons pas jouer simplement sur cette situation. Il faut un soutien à la croissance à travers le logement, le pouvoir d'achat, en créant aussi la Banque publique d'investissement.

Comment trouver 33 milliards ? 10 milliards le seront sur des postes budgétaires sauf dans l'éducation, la sécurité et la justice.10 milliards seront trouvés chez les grandes entreprises. Nous leur raboterons des niches fiscales. Les PME resteront quant à elles protégées. Et les 10 milliards restants viendront de la participation des ménages. Je le fais par conviction. Pour les revenus de plus de 150 000 euros par part, 45% seront prélevés. Pour les deux premières tranches, il y aura un système de décote prévu".

Sur l'affaire Bernard Arnault

"Je pense qu'il aurait dû mesurer ce que signifie demander une autre nationalité. Il faut appeler au patriotisme et Monsieur Arnault a dit qu'il prendrait sa part de patriotisme. Etre Français, c'est recevoir de l'argent mais aussi donner. Le temps du redressement, c'est à dire deux ans, nous taxerons à 75% toutes les rémunérations supérieures à 1 million d'euros. Cela concerne  2000 à 3000 personnes".

Sur la sécurité

"Quand il y a une situation de crise, c'est le devoir de la gauche d'agir. Il y a 15 000 roms en France avec des situations humaines difficiles mais le ministre de l'Intérieur a fait son devoir. Dès mercredi, il va aller en Roumanie pour traiter le problème à la source".

Sur son début de quinquennat

"J'assume toute ces responsabilités. Je suis rattrapé par les réalités des problèmes de la France. Si l'espoir est là, nous allons redresser la France. Mon cap est le quinquennat, pas un mois, pas 4 mois, pas un an. Mon but est de construire une société plus humaine, plus sûre, dynamique, harmonieuse".

 

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