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Crédits Photo: Reuters
Selon les mots de Jean-Jacques Urvoas, cette proposition de loi veut mettre fin "aux règles baroques" qui encadrent le temps de parole des candidats à l'élection présidentielle.

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Élection présidentielle : une loi veut mettre fin à l'égalité du temps de parole des candidats

Le texte discuté ce mardi à l'Assemblée préconise également la publicité intégrale de la liste des "parrains" de chaque candidat à l'élection présidentielle.

Une proposition de loi qui vise notamment à supprimer l'égalité stricte du temps de parole des candidats à l'élection présidentielle sera discutée ce mardi à l'Assemblé nationale. Ce texte déposé par Bruno Le Roux et Jean-Jacques Urvoas sur la "modernisation des règles applicables à l'élection présidentielle" comporte plusieurs propositions qui aspirent à modifier en profondeur les contours de cette élection, mais aussi limiter la visibilité des petits candidats.

"Les présentations - communément appelées parrainages- devront désormais être transmises au Conseil constitutionnel par leur auteur, par voie postal", pour mettre fin au "harcèlement des maires", selon les termes employés par Jean-Jacques Urvoas . Avec l'hypothèse de ce nouveau fonctionnement, les petits candidats craignent que la quête aux signatures soit rendue plus difficile. A l'heure actuelle, les candidats peut lui-même aller chercher ses parrainages. 

Le texte discuté ce mardi à l'Assemblée préconise également la publicité intégrale de la liste des "parrains" de chaque candidat à l'élection présidentielle. Selon la loi actuelle, cette liste n'est rendue publique que dans la limite de 500 signatures : les "petits candidats", qui obtiennent à peine plus de 500 parrainages, doivent publier quasiment tous leurs soutiens, alors que les "gros" candidats sont soumis à un tirage au sort.

Selon les mots de Jean-Jacques Urvoas, cette proposition de loi veut mettre fin "aux règles baroques" qui encadrent le temps de parole des candidats à l'élection présidentielle. Selon la règle actuelle, tous les candidats doivent disposer du même temps de parole médiatique cinq semaines avant l'élection. "Quand Jacques Cheminade fait 0,25 % des voix au moment du vote décisif, il ne me paraît pas anormal qu'il n'ait pas exactement le même traitement" a estimé Jean-Jacques Urvoas lors de la réunion de la commission des lois le 9 décembre.

Dès 2012, neuf directeurs de rédaction de chaînes de radio et de télévision avaient rédigé une lettre ouverte au président du Conseil constitutionnel pour obtenir que la période de stricte égalité du temps de parole soit réduite à deux semaines. Cette proposition avait été reprise par la Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique.

 

Lu sur le Figaro

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