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Détenus radicalisés : les profils "les plus durs" sous un régime proche de l'isolement

Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a décidé la fin des "5 unités" dédiées à la déradicalisation.

Après 9 mois d'existence, les cinq unités dédiées aux personnes radicalisées en France vont être supprimées, a annoncé le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, lors d'une conférence de presse. Le dispositif avait été critiqué notamment par la Contrôleur générale des lieux de privation de liberté Adeline Hazan. Le ministre a donc annoncé leur remplacement par un plan de sécurisation des prisons. Dans les détails, six "quartiers d'évaluation de la radicalisation" vont être créés à Fleury-Mérogis, Fresnes, Osny, Bordeaux et Marseille. Les détenus radicalisés "les plus durs" seront ainsi soumis à un contrôle sévère, proche de l'isolement. Ils seront fouillés régulièrement, isolés des autres détenus et transférés régulièrement d'une prison à une autre.

"S'il faut s'adapter, nous continuerons à nous adapter" a assuré Jean-Jacques Urvoas qui souhaite anticiper la "déferlante" des retours de djihadistes français avec le recul de l'Etat islamique en Irak et en Syrie. "1.336 détenus, pour l'essentiel de droit commun, sont identifiés comme radicalisés" a précisé le ministre. 349 personnes, dont 31 femmes et 18 mineurs, sont considérés comme "malfaiteurs terroristes".

Lu sur Challenges

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