Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Social

Solidarité

Covid-19 : la trêve hivernale des expulsions est prolongée jusqu'au mois de juillet 2020

La trêve hivernale des expulsions locatives, qui devait s’achever le 31 mars, sera à nouveau prolongée jusqu’en juillet, selon des précisions du ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien Denormandie.

Face à l’épidémie de coronavirus et son impact économique et social pour les plus démunis, l'exécutif a décidé de prolonger la période pendant laquelle les locataires ne peuvent pas être expulsés. Selon des informations de Franceinfo et RTL, le gouvernement a donc acté la prolongation de la période pendant laquelle les locataires ne peuvent pas être expulsés.

Avec cette décision forte, annoncée ce jeudi 7 mai, sur la prolongation de la trêve hivernale jusqu'en juillet, des milliers de foyers modestes, dont les difficultés ont été aggravées par le confinement, vont pouvoir bénéficier d’un sursis de quelques semaines supplémentaires face aux expulsions locatives.

La trêve hivernale, cette conquête de l'Abbé Pierre après l'hiver 1954, suspend les expulsions habituellement entre le 1er novembre et le 31 mars. Le gouvernement avait pris une première fois mi-mars la décision inédite de reporter la fin de la trêve au 31 mai. Elle sera finalement prolongée "jusqu'en juillet", selon une annonce du ministre chargé de la Ville et du Logement. Julien Denormandie était invité ce jeudi 7 mai sur Franceinfo : 

"Personne ne peut accepter que dans cette période sanitaire, il puisse y avoir des personnes expulsées de leur logement". 

Chaque année, entre 15.500 et 16.000 expulsions sont effectuées. Les associations redoutent néanmoins une explosion des procédures d'expulsions locatives avec le déconfinement, dans le parc social et dans le parc privé, dans les mois à venir.

Les associations réclament la création d'un fonds national d'aide au paiement de la quittance doté d'au moins 200 millions d'euros. Cette structure viendrait renforcer les Fonds de solidarité logement (350 millions d'euros) gérés par les départements et qui, sur critères, peuvent permettre d’effacer tout ou partie d'une dette locative.

20 Minutes

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !