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Christian Estrosi donne son avis sur la situation de l'UMP

Position tranchée

Christian Estrosi estime que l'UMP est un "parti déjà mort"

Dans une interview dans Le Parisien parue ce lundi, le député-maire de Nice plaide aussi pour un changement de nom.

"Dans sa conception actuelle, nous avons un parti qui est déjà mort, un parti qui ne distribue plus que des investitures et ne produit plus d'idées nouvelles". La phrase de Christian Estrosi claque. Le maire de Nice ne prend pas de gant ce lundi dans une interview au Parisien. Le candidat à la primaire prévue en 2016 n'utilise pas la langue de bois. Interrogé ensuite sur la situation de l'UMP, là aussi, il explique sans ambages. 

"Le congrès de novembre peut être une bonne chose, mais à la condition que nous discutions d'un projet, et qu'il soit adopté par les militants. Du reste, nous ne pourrons pas faire autrement que changer de nom. Ce n'est pas une restructuration avec un congrès a minima qu'il faut, mais une véritable révolution !" dit-il. 

Christian Estrosi plaide aussi pour un changement au bureau du parti, "une instance où les places ont été partagées, il y a deux ans, entre Copé et Fillon" et qui "ne correspond plus à la carte politique d'aujourd'hui". "Les élus locaux, ceux-là mêmes qui ont offert d'extraordinaires victoires lors des dernières municipales, sont peu représentés. Or, aujourd'hui, c'est grâce à eux que nous avons encore autant de militants" indique le député UMP.

Toujours avec son franc parler, il explique aussi que "l'UMP est devenue un parti bourgeois et élitiste. Il faut que nous redevenions un parti populaire". Ne se reconnaissant plus vraiment dans l'UMP, il se dit par ailleurs prêt à quitter le parti. "Après le congrès, si l'UMP est à nouveau le théâtre des ego, des petits marquis animés par des serviteurs zélés qui n'hésitent pas à trahir les uns et les autres en fonction de leurs intérêts, je ne m'y sentirai plus à ma place. Je dis même que je n'en serai plus. Je suis prêt à apporter ma contribution à une autre aventure collective en espérant ne pas en arriver là" lance-t-il.
 
Quant à un retour de Nicolas Sarkozy, Estrosi reconnaît qu'il n'est pas un "sarkobéat" mais "si c'est pour bâtir un projet, des idées et une gouvernance nouvelle", il se ralliera au champion. Comme beaucoup d'autres...

 

Lu sur Le Parisien

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