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Surveillance

Charlie Hebdo : avant les attentats, Manuel Valls aurait restreint les écoutes dans l'entourage des frères Kouachi

Lors de l'émission Le Grand Rendez-vous, dimanche 11 janvier, l'ancien patron de la DCRI, Bernard Squarcini, a révélé que l'un des deux frères Kouachi avait bien fait l'objet d'écoutes, mais selon lui insuffisantes.

Selon plusieurs sources, dont les déclarations sont rapportées ce mercredi par le site de l'hebdomadaire Le Point, une proche collaboratrice de Manuel Valls aurait interdit à la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et à la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) de réaliser des interceptions de communications en France et à l'étranger dans l'entourage des frères Kouachi, et ce avant les attentats contre la rédaction de Charlie Hebdo et le supermarché casher de la porte de Vincennes. 

Cette collaboratrice du Premier ministre aurait choisi de ne pas autoriser ces interceptions conformément à avis consultatif de la CNCIS (Commission nationale consultative des interceptions de sécurité). Lors de l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-i>Télé-Le Monde, dimanche 11 janvier, l'ancien patron de la DCRI, Bernard Squarcini, a révélé que l'un des deux frères Kouachi avait bien fait l'objet d'écoutes. 

Evoquant une "faille du dispositif dans son ensemble", Bernard Squarcini avait poursuivi :  "mais ça ne donnait rien, et ensuite intervient le gros dispositif juridique qui existe en France : le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) vous dit de vous arrêter parce que l'objectif que vous avez demandé dans cette écoute n'apparaît pas ou n'est pas actif". 

Une source citée par Le Point, qui confirme les propos du préfet Bernard Squarcini, déclare : "Ils sont extrêmement stricts, limite obtus. Ils autorisent la cible stricto sensu en appliquant les textes à la lettre : pour eux, c'est l'individu qui peut être écouté, pas le clan. Alors qu'on est en guerre !". 

Dans un communiqué publié lundi 12 janvier, la CNCIS dément quant à elle les accusations de Bernard Squarcini, en affirmant que de telles écoutes n'ont pas pu "cesser" car elles"non't jamais pu avoir lieu". "À aucun moment, la CNCIS n'a manifesté d'opposition dans ces affaires sur des demandes présentées" précise le communiqué.

Lu sur Le Point

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