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Le procès en appel de Carlos s'est ouvert ce lundi dans la confusion.

Justice

Carlos : le procès en appel du terroriste débute à Paris sans ses avocats

L'accusé a récusé ses avocats dénonçant un sabotage de sa défense au plus haut niveau de l'Etat vénézuélien.

Confusion au procès de Carlos, de son vrai nom Ilich Ramirez Sanchez. Le terroriste international, qui est jugé depuis ce lundi par la cour d'appel de Paris pour quatre attentats mortels commis en France il y a une trentaine d'années, a en effet interdit à ses avocats de le défendre. Le Vénézuélien âgé de 63 ans et déjà condamné à perpétuité à deux reprises a en effet dénoncé un sabotage de sa défense au plus haut niveau de l'Etat vénézuélien. Il proteste ainsi contre son gouvernement qui ne veut pas payer les frais de sa défense.

Pour que le procès ait tout de même lieu, Carlos a toutefois demandé des avocats commis d'office. Trois jeunes pénalistes ont donc été nommés pour représenter la figure du terrorisme international à la reprise de l'audience tandis que ses avocats habituels, Me Isabelle Coutant-Peyre et Me Francis Vuillemin, n'étaient pas là.

Si Me Isabelle Coutant-Peyre a indiqué dimanche qu'elle était à Caracas dans l'objectif de discuter des "engagements non tenus" du gouvernement vénézuélien, Me Francis Vuillemin a fait état de la "peur d'un groupe de hauts fonctionnaires" de voir le terroriste revenir en Amérique du Sud prochainement.

Pour rappel, les attentats pour lesquels Carlos est rejugé depuis ce lundi ont fait onze morts et près de 150 blessés en 1982 et 1983. Les attentats, qui ont eu lieu dans un train Paris-Toulouse, rue Marbeuf à Paris, à la gare Saint-Charles de Marseille et contre un TGV Marseille-Paris à Tain-L'Hermitage, ont déjà valu à Carlos d'être condamné au mois de décembre 2011 à la perpétuité assortie de 18 ans de sûreté, soit la peine maximale.

Une peine de perpétuité avait par ailleurs déjà été prononcée il y a seize ans en 1997 pour le meurtre de trois hommes en 1975 à Paris dont deux policiers.

Si Carlos a assuré lors du procès en première instance "assumer la responsabilité politique et militaire" de quelques attentats, il nie toutefois une quelconque implication dans les quatre attentats commis en France pour lesquels il est jugé aujourd'hui.

Lu sur le Nouvel Observateur

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