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Le sage a parlé

Burkini : Alain Juppé appelle à ne "pas jeter de l'huile sur le feu" dans le contexte actuel

Dans un entretien au Figaro, le candidat au primaire de la droite s'est dit opposé à une loi "de circonstance" interdisant le burkini, après la décision du Conseil d'Etat qui a mis un coup d'arrêt à ces interdictions.

Si son compte Tweeter était silencieux après la décision du Conseil d'Etat de suspendre l'arrêté municipal de Villeneuve-Loubet,  Alain Juppé fait entendre sa petite musique dans les colonnes du Figaro. A rebours de nombreux responsables de droite, l'ancien Premier-ministre s'oppose ce vendredi à une loi "de circonstance". Le maire de Bordeaux affirme son soutien aux "arrêtés d'interdiction pris par les maires concernés", mais appelle à ne pas "jeter d'huile sur le feu (...) dans l'état de tension et de souffrance dans lequel se trouve la société française". 

"La question du port de signes religieux ostentatoires est importante", reconnaît le candidat à la primaire à droite, qui prône un "dialogue avec nos compatriotes musulmans pour fixer les règles du jeu dans un accord solennel sur les principes de la laïcité". Selon Alain Juppé, cet accord comprendrait "une charte de la laïcité" et mettrait "en première ligne l'égalité entre les femmes et les hommes". 

Plusieurs flèches contre Nicolas Sarkozy 

Dans cet entretien, Alain Juppé se montre critique envers son rival Nicolas Sarkozy. Il estime que la suspension du regroupement familial, proposée par l'ancien président, "n'est pas une attitude humaine". L'ex-Premier ministre souhaite de son côté conserver le regroupement familial "à condition que la personne qui souhaite faire venir sa famille puisse justifier d'un revenu de travail". 

Interrogé sur ses potentiels points d'entente avec l'ancien président de la République, Alain Juppé confie certaines convergences, notamment sur "le rétablissement des peines planchers, l'effectivité des peines, la construction de places de prison". 

Outre la position sur le regroupement familial, Alain Juppé cite parmi ses divergences avec Nicolas Sarkozy le recours aux ordonnances. "Nicolas Sarkozy considère que gouverner via les ordonnances est une mauvaise méthode. Je suis au contraire persuadé que c'est la voie à suivre", estime le maire de Bordeaux. "Grâce à elles, d'ailleurs, nous sommes sortis de la crise sociale de 1995 et j'ai mené à bien la réforme de l'Assurance-maladie".  

 

 

Lu sur L'Express

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