Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Crédits Photo: BERTRAND GUAY / AFP
Conseil d'état BarakaCity décision Idriss Sihamedi

Dissolution

BarakaCity dénonce le gel « illégal » de ses avoirs par l'Etat

L'association BarakaCity, dissoute à la fin du mois d’octobre par le gouvernement suite à des accusations de liens avec la mouvance islamiste radicale, a dénoncé ce mercredi 2 décembre le gel « illégal » de ses fonds par l'Etat et va contester en justice cet « acharnement ».

Selon des informations du Figaro, par un arrêté publié vendredi dernier au Journal officiel, le ministère des Finances a gelé pour six mois les avoirs de l'association BarakaCity, dont le siège est en Essonne, d'une de ses sociétés domiciliée en Angleterre, ainsi que les avoirs personnels du président et du fondateur de l’ONG, Idriss Sihamedi.

Suite à cette décision, Idriss Sihamedi a tenu à réagir, selon l’AFP :

« On ne comprend pas. On a pris acte de la dissolution, on était en train de l'organiser, et subitement le gouvernement gèle les fonds de l'association et mes fonds personnels, sans en préciser le motif ».

Il dénonce notamment l'« acharnement » du gouvernement, qui « après avoir dissout l'association, tente de neutraliser ses activités dans le monde entier » et « bafoue le droit de 2 millions de bénéficiaires » de ses programmes d'aide « par les moyens les plus malhonnêtes ».

L'avocat de BarakaCity, Maître Vincent Brengarth, a dénoncé des « atteintes au droit de propriété et d'association » et confirmé des recours en justice. L’avocat regrette que « l'administration use de tous les moyens pour que BarakaCity ne puisse disposer librement de ses avoirs » pour organiser sa dissolution en France et poursuivre ses activités ailleurs.

La dissolution de BarakaCity est intervenue à la fin du mois d’octobre à la suite de l'assassinat du professeur Samuel Paty lors de l’attentat à Conflans-Sainte-Honorine.

Le Conseil d'Etat a confirmé mercredi dernier la dissolution de BarakaCity, ouvrant la voie à sa liquidation en France. L'ONG a indiqué qu'elle allait déménager à l'étranger.

Le Figaro

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !