Assa Traoré a été condamnée pour atteinte à la présomption d'innocence après des publications sur les réseaux sociaux | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Justice
Trois gendarmes ont finalement eu gain de cause en appel contre Assa Traoré.
Trois gendarmes ont finalement eu gain de cause en appel contre Assa Traoré.
©Thomas SAMSON / AFP

Justice

Assa Traoré a été condamnée pour atteinte à la présomption d'innocence après des publications sur les réseaux sociaux

Assa Traoré avait accusé trois gendarmes, impliqués dans l’interpellation de son frère, d'être responsables de sa mort.

Après avoir été déboutés en première instance, les trois gendarmes ont finalement eu gain de cause en appel. Assa Traoré a été condamnée le 26 février dernier pour avoir porté atteinte à la présomption d'innocence des trois gendarmes qui ont procédé à l'arrestation, selon des précisions de la rédaction de Marianne et du Figaro en ce mardi 2 mars 2021.

Sur Facebook, la jeune femme avait publié entre le 19 septembre et le 19 novembre 2019, cinq publications sur la page « La vérité pour Adama » dans lesquels elle accusait les gendarmes d'avoir « tué » son frère. Elle avait cité les noms des militaires.

Lors du procès en appel, le juge n'a retenu que deux des posts Facebook rédigés à la première personne, dans lesquels Assa Traoré affirmait dans l'un que son frère Adama a été « laissé pour mort », dans l'autre qu'il avait été « tué » par les gendarmes.

L'information judiciaire, qui cherche à démêler les circonstances et les responsabilités de la mort du jeune homme, est toujours en cours.

Le 8 février, une dernière expertise judiciaire concluait que la mort Adama Traoré a été causée par un « coup de chaleur », « aggravé » par les manœuvres d'immobilisation des gendarmes et, dans une « plus faible mesure », par ses antécédents médicaux.

Assa Traoré a donc été condamnée à verser 4.000 euros en tout aux trois gendarmes, à supprimer les deux publications ainsi qu'à mentionner la décision de justice sur la page Facebook. Chaque jour de retard entraînera 100 euros de pénalité.

Le Figaro

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !