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©SAID KHATIB / AFP

Regain de tensions

Ambassade à Jérusalem : au moins 55 Palestiniens tués lors de la journée historique du 14 mai pour Israël

Le bilan s'est alourdi à Gaza à 55 victimes et 2 400 blessés. Des incidents ont éclaté, ce lundi, le long de la ligne de démarcation entre Israël et Gaza.

Mise à jour - 22h30
 

Donald Trump a salué le transfert à Jérusalem de l'ambassade des États-Unis comme "un grand jour pour Israël". Donald Trump a justifié sa décision comme la reconnaissance d'une réalité historique. Le locataire de la Maison Blanche a affirmé que les États-Unis restaient "pleinement engagés" dans la recherche d'une paix "durable" entre Israéliens et Palestiniens. 

Washington a imputé au Hamas la "responsabilité" des 52 Palestiniens tués par l'armée israélienne dans la bande de Gaza lors de manifestations contre le transfert à Jérusalem de l'ambassade américaine en Israël.
 
Emmanuel Macron a condamné, ce soir, les violences à Gaza et a annoncé qu'il parlera à tous les acteurs de la région dans les prochains jours. La présidence rappelle qu'Emmanuel Macron avait "alerté et mis en garde sur les répercussions" de la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Le 6 décembre dernier, le chef de l'Etat français avait qualifié de "regrettable" la décision prise le même jour par Donald Trump, "que la France n'approuve pas, et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU".
 
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a dénoncé l'attitude d'Israël. Il s'exprimait devant des étudiants turcs à Londres. Ce discours a été retransmis à la télévision.
 
"Israël sème le terrorisme d'État. Israël est un État terroriste. Ce qu'Israël a fait est un génocide. Je condamne ce drame humanitaire, ce génocide, d'où qu'il vienne, d'Israël ou d'Amérique".
 
Le gouvernement turc a annoncé lundi soir qu'il rappelait ses ambassadeurs en Israël et aux États-Unis. L'Afrique du Sud a également décidé de rappeler son ambassadeur en Israël.
 
Les autorités de Damas ont accusé lundi Israël d'avoir perpétré un "massacre brutal" dans la bande de Gaza. Cette information a été communiquée par une source au ministère des affaires étrangères, citée par l'agence officielle Sana. 
 
"La Syrie condamne (...) le massacre brutal perpétré par l'occupation israélienne contre les civils palestiniens non armés".
 
L'Iran a qualifié la journée de lundi de "jour de honte" après le "massacre" d'une cinquantaine de Palestiniens de Gaza par des soldats israéliens alors que les Etats-Unis inauguraient l'ambassade à Jérusalem. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a laissé éclater sa colère sur Twitter :
 
"Le régime israélien massacre de sang-froid d'innombrables Palestiniens qui manifestent dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde. Pendant ce temps, Trump célèbre le transfert de l'ambassade américaine illégale et ses collaborateurs [d'Etats] arabes gesticulent pour détourner l'attention. Un jour de grande honte".
 
Mise à jour – 19h15
 

Le bilan ne cesse de s'alourdir d'heure en heure. 52 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens à la frontière de la bande de Gaza. Huit mineurs de moins de 16 ans ont été touchés. Ces informations ont été communiquées par le ministère de la Santé gazaouie. Plus de 2 400 manifestants ont été blessés. La moitié d'entre eux ont été visés par des tirs à balles réelles de la part de l'armée israélienne. Ces chiffres effroyables portent à 106 le nombre de Palestiniens tués dans la bande de Gaza depuis le début d'un mouvement de protestation, le 30 mars dernier. 

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a annoncé une grève générale mardi dans tous les territoires palestiniens afin d'"honorer les martyrs" de Gaza. Le mouvement de protestation doit se prolonger ce mardi 15 mai. 
 
Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, a dénoncé un "massacre" israélien dans la bande de Gaza. Selon lui, "les États-Unis ne sont plus un médiateur au Moyen-Orient". Il a également dévoilé qu'il considérait la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem comme un "nouveau poste avancé de la colonisation". Le président de l'Autorité palestinienne a également annoncé trois jours de deuil dans les territoires palestiniens et a confirmé la grève générale de mardi. 
 
Selon le porte-parole de l'armée israélienne, cité par le quotidien britannique The Guardian, les troupes israéliennes n'ont subi "aucun tir soutenu". Un seul militaire aurait été blessé "légèrement par un éclat d'obus". Concernant les risques sur le plan territorial, "aucun Palestinien n'a, à cette heure, franchi la frontière [malgré] plusieurs tentatives".
 
À 19 heures, ce lundi, les manifestants palestiniens se sont progressivement retirés de la frontière de la bande de Gaza. Selon plusieurs journalistes sur place, des slogans ont été diffusés par des haut-parleurs appelant les Palestiniens à  quitter les lieux et à regagner leur domicile.
 
Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, a défendu l'usage de la force dans la bande de Gaza. Il estime qu'Israël a le droit de protéger ses frontières contre l'organisation "terroriste" Hamas.
 
"Tout pays a l'obligation de défendre son territoire. L'organisation terroriste du Hamas proclame son intention de détruire Israël, et envoie à cette fin des milliers de personnes pour forcer la frontière".
 
Mise à jour - 17h30 : 
 

Le nouveau bilan à 17h30 fait état de 43 Palestiniens tués et de 1 900 blessés. Un journaliste d'Al Jazeera aurait été également blessé par balle. 

 
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s'est exprimé sur la situation à Gaza.
 
 "Alors que les tensions sur le terrain sont vives (...) la France appelle l'ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité afin de prévenir un nouvel embrasement".
 
Dans un communiqué du Quai d'Orsay, la France a appelé les autorités israéliennes "à faire preuve de discernement et de retenue dans l'usage de la force qui doit être strictement proportionné. Il est urgent de recréer les conditions nécessaires à la recherche d'une solution politique". Paris a rappelé son désaccord sur le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem qui "contrevient au droit international".
 
Le Koweït, membre non permanent du Conseil de sécurité, envisage de demander une réunion d'urgence sur les événements à Gaza. 
 
La Ligue arabe va organiser une réunion d'urgence ce mercredi au sujet du transfert par les États-Unis de leur ambassade à Jérusalem. Cette réunion aura lieu "à la demande de l'État de Palestine" afin de discuter "des moyens de faire face à la décision illégale des États-Unis", selon des informations de Saïd Abou Ali, secrétaire général adjoint pour les Affaires palestiniennes de la Ligue arabe.
 
L'armée israélienne a également annoncé ce lundi avoir mené un raid aérien contre "cinq cibles terroristes dans un camp d'entraînement militaire appartenant au Hamas". La zone visée se situe dans le nord de la bande de Gaza. L'armée israélienne a publié un communiqué. 
 
"La frappe a été effectuée en réponse aux actions violentes du Hamas ces dernières heures". 
 
D'autres pays ont l'intention de transférer leur ambassade à Jérusalem dans les prochains jours. Le Guatemala va installer son ambassade à Jérusalem, ce mercredi. La cérémonie se déroulera en présence du président Jimmy Morales. Le Paraguay doit également transférer son ambassade à Jérusalem avant la fin du mois. Le Honduras, la Roumanie et la République Tchèque pourraient également suivre ce processus dans les prochains mois. 
 
 
Mise à jour - 15h : 
 

Un nouveau bilan dramatique fait état de 38 morts et près de 1 700 blessés (dont 450 à balles réelles), parmi les manifestants Palestiniens, en ce lundi 14 mai. Ce chiffre représente la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinienne depuis 2014. 

L'armée israélienne aurait dénombré près de 35 000 manifestants en 12 lieux. Près de 30 000 manifestants se sont notamment rassemblés au checkpoint de Qalandiya en Cisjordanie, selon des informations de i24News. 
 
Le porte-parole du gouvernement palestinien, Youssouf al-Mahmoud, a exigé dans un communiqué une "intervention internationale immédiate pour stopper l'horrible massacre commis à Gaza par les forces occupantes israéliennes contre notre peuple héroïque".
 
Depuis le début de la mobilisation, le 30 mars dernier, plus de 90 Palestiniens ont été tués et 2 000 blessés dans la bande de Gaza. 
 
La cérémonie d'inauguration de l'ambassade américaine a débuté. Ivanka Trump et son époux, Jared Kushner, conseiller spécial de Donald Trump, sont aux côtés de Benyamin Nétanyahou. David Friedman, l'ambassadeur des États-Unis, un proche de Donald Trump, prononce un discours. Un message vidéo du président américain doit être diffusé.
 
 

Alors qu'Israël célèbre ses 70 ans, la cérémonie d'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem s'annonce sous très haute tension. Ce choix politique et ce signal fort envoyés par Donald Trump au Proche-Orient, de transférer l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, a provoqué un regain de tensions. Cette décision fait craindre le risque d'un embrasement à Jérusalem et en Israël.   

Des milliers de Palestiniens se sont mobilisés afin de protester contre la décision des Etats-Unis de transférer l'ambassade américaine à Jérusalem. Ils se rassemblent massivement dans le cadre de la "Grande marche du retour". Cet événement coincide avec la date de la création de l'Etat d'Israël, considérée par les Palestiniens comme le jour anniversaire de la "Nakba" (la catastrophe). Des centaines de milliers de Palestiniens avaient été déplacés lors du conflit autour de la création de l'Etat d'Israël en 1948. 
 
Selon le ministère de la santé de Gaza, le bilan des incidents de ce lundi est extrêmement lourd. Seize Palestinens ont été tués et près de de 500 blessés en ce lundi 14 mai. Ils ont été ciblés par des tirs israéliens. Pami les personnes touchées figurent cinq journalistes. Les Palestiniens les plus déterminés ont l'intention de créer une brèche à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, au péril de leur vie. Ils se mobilisent chaque vendredi depuis le mois de mars.  
 
Le président américain Donald Trump a renoncé à se déplacer en personne pour la cérémonie officielle. Il sera représenté par le mari de sa fille Jared Kushner et sa fille Ivanka Trump, tous deux conseillers à la Maison Blanche. 
 
Cette décision américaine est en réalité une promesse de campagne de Donald Trump. Il applique une loi votée en 1995 par le Congrès. Ce choix avait été repoussé par ses prédécesseurs pour ne pas nuire au processus de paix israélo-palestinien. Cette nouvelle ambassade américaine à Jérusalem ouvre officiellement ses portes lundi. Les locaux de ce site abritaient le consulat américain auparavant. Ce bâtiment est situé dans le quartier d'Arnona, en périphérie de la ville.
 
Huit cent personnes sont invitées à l'inauguration, dont des membres du Congrès américain. Aucun membre de la délégation n'a prévu de rencontre avec les Palestiniens.  
 
Le 70e anniversaire de l'Etat hébreu s'inscrit donc dans un contexte de très haute tension avec la cérémonie d'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem et après la crise avec l'Iran de ces dernières semainesL'armée israélienne s'attend à ce que des dizaines de milliers de Palestiniens manifestent dans la bande de Gaza et également en Cisjordanie occupée.
 

 

Lu sur France Info

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