Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
©Reuters

Responsabilité ?

Alstom, premier accroc pour Emmanuel Macron

Après la décision de fermer l'usine de Belfort, l'ancien ministre est dans le viseur de la droite, comme de la gauche.

Depuis quelques jours, c'est l'émoi dans l'arène politique. Alstom prévoit de fermer son usine de Belfort, provoquant l'ire à droite comme à gauche, du côté des libéraux comme de celui des protectionnistes. Dans le viseur, un homme : Emmanuel Macron, ex-ministre de l'Économie et de l'Industrie, retiré des affaires depuis une dizaine de jours. "Comment l’État peut-il accepter que son coactionnaire annonce la fermeture du site sans qu'il soit au courant?", a ainsi critiqué Nicolas Sarkozy dans le JDD. Sur RTL, Nathalie Kosciusko-Morizet n'en pense pas moins :  "Il faudra qu'on m'explique ce qu'est la politique de Macron vis-à-vis d'Alstom (...) parce qu'on nous a expliqué que c'était formidable de remplacer les trains par des cars, et maintenant on s'étonne qu'on ne fabrique plus de trains en France!", s'est-elle insurgée. "Sur l’affaire Alstom, le gouvernement n’a pas fait son travail et Macron a une part de responsabilité, comme ministre en charge et comme ministre qui a mis en avant cette affaire d’autocars."

A gauche, c'est encore Emmanuel Macron qui est visé. "Je me souviens que le secrétaire général adjoint du même palais (Emmanuel Macron à l'époque) avait déclaré lorsque j'avais demandé 20% du capital d'Alstom pour l'État : 'nous ne sommes quand même pas au Venezuela'" raconte aujourd'hui Arnaud Montebourg. "Me succédant dans les fonctions de ministre de l’Économie, il avait la charge d'utiliser ces 20%, et ces deux hauts fonctionnaires qui siègent au conseil d'administration d'Alstom, pour dire et faire en sorte que l'équipe de France du ferroviaire, la SNCF, Alstom, la RATP, se serre les coudes".

Bouc émissaire facile ou responsable de la bévue ? De son côté, l'ancien ministre tance l'entreprise mais refuse l'omnipotence. "L’État a des droits de vote au capital, est présent dans la gouvernance (...) mais quelque actionnaire que ce soit, à hauteur de 20%, ne peut pas intervenir dans une décision de gestion", a-t-il souligné à l'AFP. Toujours est-il que cette affaire sera un poids facheux pour lui, si aucun accord n'est trouvé.

Lu sur Boursorama

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !