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Christine Lagarde à nouveau entendue par la justice dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Tapie

Enquête

Affaire Tapie : Christine Lagarde à nouveau entendue par la justice

C'est la quatrième fois que la directrice du Fonds monétaire international (FMI) est auditionnée par les magistrats de la CJR dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais.

Christine Lagarde était de nouveau entendue ce mardi 26 août au matin par la Cour de justice de la République (CJR) dans l'enquête sur l'arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. C'est la quatrième fois que la directrice du Fonds monétaire international (FMI) et ex-ministre de l'Economie est auditionnée par les magistrats de la CJR. Cette instance est habilitée à enquêter et juger les membres du gouvernement pour les faits commis dans l'exercice de leur fonction. En mai 2013, Christine Lagarde avait été placée sous le statut de témoin assisté. Il s'agit du statut intermédiaire entre celui du simple témoin et celui de mis en examen. Une mise en examen l'aurait sans doute conduite à abandonner ses fonctions au FMI.

L'affaire porte sur la sentence arbitrale qui avait été prononcée en 2008 afin de mettre un terme au litige qui opposait Bernard Tapie au Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas. L'homme d'affaire avait alors bénéficié de 400 millions, dont 45 millions d'euros au titre du préjudice moral. Aujourd'hui, les juges tentent de savoir si cette sentence résulte d'un arbitrage truqué organisé avec l'accord du pouvoir en place à cette époque. Ainsi, la commission d'instruction de la CRJ veut comprendre le rôle qu'aurait pu jouer Christine Lagarde dans le choix pris à l'automne 2007 de préférer l'arbitrage (une justice privée) à la justice de droit commun.

En dehors des ministres, cinq personnes ont été mises en examen dans l'affaire Tapie, dont le principal intéressée ou encore l'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard. Une confrontation entre le patron d'Orange et la directrice du FMI avait eu lieu en mars face aux juges. Les deux ont semblé se contredire au sujet d'une lettre du 23 octobre 2007. Or, cette dernière était cruciale dans la décision de recourir à l'arbitrage. Ce courrier qui représente l'une des seules instructions écrites de Christine Lagarde semble avoir été signé par une signature pré-imprimée utilisée en son absence.

 

lu sur Le Parisien

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