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Affaire Ferrand : Bernard Accoyer évoque "un conflit d’intérêt" et "une véritable escroquerie"

En outre, le secrétaire général des Républicains suppose que le magistrat aurait reçu des consignes orales du garde des Sceaux François Bayrou pour ne pas ouvrir une enquête contre Richard Ferrand.

Invité de BFM TV ce dimanche 28 mai, le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer a fait part de ses doutes quant à l’innocence du ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand. Selon lui, dans cette affaire, il y a "une véritable escroquerie" avec de l’argent public. "En six ans, parce que monsieur Ferrand était directeur général d’une mutuelle, il a pu acquérir, ou son épouse, avec 100 euros un patrimoine de près de 600 000 euros. S’il n’y a pas un enrichissement sans cause, s’il n’y a pas un délit d’initié, s’il n’y a pas ce que je crois être une véritable escroquerie, alors je me demande où est la loi. Que le procureur du parquet national financier ne se saisisse pas, c’est ignorer que les mutuelles ont un statut particulier où il y a des avantages fiscaux considérables, ça n’est pas véritablement et exclusivement de l’argent privé. Donc il y a de l’argent public là-dedans", a-t-il déclaré.

"Un conflit d'intérêt"

En outre, il a précisé qu'en 2012, le député socialiste du Finistère avait signé une proposition de loi permettant aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins. Le seul hic, à l'époque, il continuait  d'être rémunéré par les Mutuelles de Bretagne. Selon sa déclaration d'intérêt disponible sur le site de la haute autorité pour la transparence de la vie publique, il aurait perçu 50 000 euros en 2012, puis 18 500 euros en 2013.

Dans une autre rubrique, Richard Ferrand avait déclaré aussi vouloir conserver pendant son mandat une activité au sein des Mutuelles de Bretagne : un poste de chargé de mission auprès de la direction générale, payé 1 250 euros par mois. "Si ce n’est pas un conflit d’intérêt... Il y a un véritable scandale", a fustigé l’ancien président de l’Assemblée nationale.

François Bayrou aurait donné des ordres au magistrat

In fine, il s'est attaqué à François Bayrou, garde des Sceaux. Alors que le procureur de Brest a déclaré qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir une enquête préliminaire dans l’affaire Ferrand, il suppose que cette décision fait suite aux consignes orales données au magistrat par François Bayrou.

"Le procureur de Brest a une particularité : il a fait un record de vitesse pour déclarer qu’il n’y avait pas besoin d’ouvrir une enquête préliminaire. (…) On n’a jamais vu une décision prise aussi vite. Est-ce qu’il a eu une recommandation orale de la part du garde des Sceaux ?", a demandé Bernard Accoyer. "Tout cela est un peu suspect", a-t-il ajouté.

 

Lu sur Le Lab

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