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Regrets

"'Va au spectacle et flatte !”: quand Fleur Pellerin dévoile "sa feuille de route" et tacle "le milieu parisien autocentré"

L’ancienne ministre de la Culture, débarquée du gouvernement lors du dernier remaniement, a accordé un long entretien à l'Obs.

"'Va au spectacle et flatte !” : j’avais pris ces mots du président pour une boutade, en fait ils étaient ma feuille de route". Dans un entretien publié mercredi 17 février sur le site Internet de L’Obs, l’ancienne ministre de la culture Fleur Pellerin ne cache pas sa déception d'avoir été victime du dernier remaniement. "Ces quatre années au gouvernement, à l’économie numérique, puis au commerce extérieur et enfin à la culture, ont été soldées en quatre minutes", confie-t-elle. "Dire que je n’ai pas accusé le coup, que je n’ai pas été choquée par la nouvelle serait mentir. Mais je n’ai pas pleuré, comme je l’ai aussitôt entendu raconter ici ou là."

Lors de cet entretien, l'ancienne ministre critique un certain "parisianisme" culturel.  "Je ne voulais pas que ce ministère soit celui du 1% qui va à l’Opéra et à la Comédie-Française. … C’est un milieu parisien, autocentré. Je n’ai pas voulu être la ministre de l’entresoi. Je suis fière de mon bilan d’action. C’est mon bilan de communication qui est mitigé "déclare également Fleur Pellerin.

Elle revient également sur une célèbre bourde, lorsque, sur Canal+, elle admet n'avoir rien lu de Patrick Modiano, prix Nobel de littérature en 2014. "Le jeu qui consiste à cracher des fiches de lecture s’apparente pour moi à une forme de malhonnêteté vis-à-vis des Français. Je ne parle que des livres que j’ai lus".

Interrogée sur son remplacement par Audrey Azoulay, dans lequel certains voient l'influence de Julie Gayet, compagne du président, Fleur Pellerin répond : "Beaucoup de gens le disent, mais je ne peux pas le croire. Le président de la République a fait campagne sur la conception qu’il a du gouvernement du pays, sur son éthique dans l’exercice du pouvoir. Je n’imagine pas qu’il ait pu être influencé par des manigances de courtisans.

Que fera désormais "cette enfant abandonnée à Séoul, adoptée en France par des parents aimants, et pur produit de l’école de la République" ? "Pour l’avenir, je n’exclus rien", souligne-t-elle. "Je ne peux pas imaginer une seconde ne pas jouer un rôle dans le destin de ce pays. Je prendrai une initiative dans les prochaines semaines".

Lu sur Le Nouvel Obs

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