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©Capture d'écran France 2

Grand oral

"L'Émission politique" : revivez l'intervention d'Emmanuel Macron

L'ancien ministre de l'Économie a répondu aux questions de Léa Salamé et David Pujadas pendant plus de deux heures, jeudi soir sur France 2.

23h20 : FIN DE CE DIRECT

Selon les résultats du sondage réalisé pendant "L'Émission politique", Emmanuel Macron a été jugé convaincant par 47% des Français ayant suivi l'émission. Le journaliste Karim Rissouli évoque le "meilleur score" réalisé par un candidat invité dans "L'Émission politique". 

>>>> À lire aussi : Valéry Macron : pourquoi le vrai père caché du candidat d’En Marche! est en fait le Président Giscard d’Estaing

Emmanuel Macron aborde la thématique de l'immigration : "Je suis contre le multiculturalisme, mais je suis pour l'intégréation, et l'intégration ne nie pas ce que chacun est (…) Je ne crois pas qu'on aie besoin de retrouver la France des années 50 pour conquérir l'avenir. Ca, je vous l'accorde, je ne le partage pas avec François Fillon".

"La vrai réforme je la fait là, elle n'a jamais été faite, mon ami (…) C'était la méthode de François Fillon quand il était Premier ministre, de faire des petites réformes, des petits ajustements. (...) J'ai été ministre pendant deux ans et je n'ai pas arrêté de faire", lance Emmanuel Macron à Bruno Retailleau. 

Emmanuel Macron débat maintenant avec Bruno Retailleau, porte-parole de François Fillon et président des Républicains au Sénat. 

Face à Jean-Claude Madeleine, maire de Sinnmary, Emmanuel Macron évoque la situation en Guyane : "On doit renforcer la police aux frontières. On a ensuite besoin d'une vraie relance économique, et d'aider la collectivité territoriale, et on a besoin d'un engagement fort en matière de santé".

Interrogé par un chauffeur Uber, Emmanuel Macron répond : "Je n'ai jamais considéré qu'il fallait fermer Uber. Il y a de nouvelles formes d'économies. Je suis favorable aux nouvelles formes d'activités, à l'émancipation de certains secteurs. Je me suis battu pour qu'il y ait des entrepreneurs ou salariés qui, dans le cadre des VTC, puissent développer leur activité. Mais je ne suis pas pour que ce soit le Far-West". 

Emmanuel Macron aborde la question de la fiscalité sur le patrimoine immobilier : "Je n'augmente pas d'un centime la fiscalité sur le patrimoine immobilier en France, ni sur le patrimoine ni sur les successions (…) Ce n'est pas un cadeau. J'ai besoin d'avoir des Français qui financent l'économie française. Si vous voulez miser sur le patrimoine, je ne vous sanctionne pas. L'argent qui est mis dans l'immobilier n'est pas de l'argent qui permet de créer de l'emploi. Par contre, si vous gagnez de l'argent que vous investissez dans une entreprise, c'est un argent qui fait fructifier l'économie française. À ce moment-là c'est un argent que vous faites fructifier et je le sors de l'ISF. J'assume cela". 

Emmanuel Macron est maintenant confronté à "l'invité surprise", François Ruffin, candidat aux l'élections législatives et réalisateur de "Merci Patron !". 

Emmanuel Macron répond à une question de David Pujadas sur son patrimoine : "J'ai bien gagné ma vie quand j'ai travaillé dans le secteur privé. J'ai payé beaucoup d'impôts. Je ne suis pas quelqu'un qui aime l'argent. Sinon je n'aurais pas quitté le secteur privé. Ce patrimoine a augmenté mais j'avais beaucoup d'endettement quand j'ai quitté la fonction publique. Je ne suis pas quelqu'un qui a été aidé par mes parents. J'ai remboursé mes emprunts avec l'argent que j'ai gagné". 

Emmanuel Macron évoque la question nucléaire : "Je ne fais pas partie de ceux qui veulent fermer le nucléaire d'ici 5 ans. Mais je veux le réduire parce que c'est une bonne chose de réduire notre dépendance à cette énergie. Je suis pour une transition. On a le droit de ne pas être enfermé dans une boîte. Ceux qui vous disent qu'ils sont contre le nucléaire vous mentent. Comme ceux qui sont pour son maintien total. J'assume la défense du nucléaire, je n'ouvrirai pas de nouvelles centrales à charbon. Mais je veux réduire le nucléaire et développer les énergies renouvelables".

"Je ne gouvernerai pas avec ceux qui ont gouverné. Je porte une alternance profonde. Je ne propose pas la grande revanche. Je dis pour la première fois: je veux faire venir des gens de la société civile dans la vie politique. Et je veux rassembler le centre, le centre droit, les gaullistes sociaux, la droite européenne. Ceux qui me soutiennent sont en faveur de l'Union européenne. Quand vous soutenez François Fillon, vous soutenez quelqu'un qui a voté contre Maastricht. Il y a un monde entre nous. Certains ont des désaccords chez nous, mais tous sont pour une réforme profonde de la société", assure Emmanuel Macron. 

Interrogé par Léa Salamé, Emmanuel Macron a tout d'abord évoqué la situation en Syrie : "Nous avons besoin d'avoir un dialogue extrêmement exigeant avec la Russie (...) Elle n'a pas nos valeurs ni nos préférences (…) Notre priorité ce sont les terroristes, on doit d'abord les éradiquer. Et ensuite il faut construire une transition politique en Syrie. (...) Ma volonté est de sortir Bachar Al-Assad, mais pas au prix de la stabilité politique en Syrie". 

Selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud-Radio, le fondateur du mouvement "En Marche !" est crédité de 24% d'intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle. Emmanuel Macron est ainsi donné au coude à coude avec Marine le Pen, créditée quant à elle de 24,5%. 

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