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Grandes manœuvres

Une guerre entre la France et la Suisse ? Oui, et ça va saigner !

Tous les scénarios s’accordent. Une défaite sanglante de nos troupes. Mais on est quand même les meilleurs…

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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La presse helvétique rapporte, avec un ravissement impudent, que l’armée suisse a effectué des manœuvres baptisées « Saonia ». Pour bien comprendre le pourquoi de ces opérations, il faut savoir que la doctrine militaire de nos voisins d’outre-Alpes postule que les ennemis potentiels et inquiétants de la Confédération helvétique sont la France, l’Italie, le Portugal, l’Espagne et la Grèce. Avant - il y a longtemps - c’était l’Allemagne. Ensuite - il y a un peu moins longtemps - ce fut l’Union soviétique. Maintenant c’est nous et nos amis gréco-latins.

Pour les stratèges de Berne, nous sommes en effet les enfants malades de l’Europe. Des pays en crise. En faillite économique, sociale, morale. Menacés d’implosion et donc susceptibles de se lancer dans on ne sait quelle sauvage aventure. Les militaires suisses ont imaginé que la France, en proie à d’horribles convulsions internes, s’est désagrégée et a sombré dans une anarchie monstrueuse. C’est pourquoi une région autoproclamée indépendante, la « Saonia », envoie son armée, les FAS (Forces armées de la Saonia), aidée par des supplétifs de la BLJ (Brigades libres de Dijon), à l’assaut de la paisible Suisse. Ces gueux, ces loqueteux, ces dépenaillés en veulent aux coffres-forts qui dorment dans les banques de Genève, de Zurich et de Berne. Affamés, désespérés et rendus fous par leurs ventres creux, ils veulent de la thune. De la bonne, de la vraie, des francs suisses, pas des euros qui, pensent-ils, sont la cause de tous leurs malheurs. Immédiatement trois brigades blindées helvétiques entrent en action et viennent à bout des masses ivres de fureur venues de France. Ainsi se trouvent vengés dans le sang les Gardes suisses que le bon peuple parisien massacra aux Tuileries pendant la Révolution française.

Les Suisses sont des gens bizarres. Pas comme nous. Chez eux, ils ont des référendums et des votations d’initiative populaire, qui permettent à tous les détenteurs du précieux passeport helvétique de donner leur avis sur tout et n’importe quoi. Par exemple, ils ont interdit chez eux la construction de minarets, ce qui, curieusement, n’a donné lieu à aucunes représailles : les hôtels de luxe et les collèges huppés affichent toujours le même taux de remplissage de riches Arabes et de leurs progénitures.

Autre particularité insensée. Tout citoyen suisse de sexe masculin effectue régulièrement des périodes de rappel dans l’armée et a le droit de garder son arme chez lui ! Alors qu’en France, pays d’une haute civilisation riche de ses 200 fromages (ils en ont combien, les Suisses ?), ce privilège est accordé à l’armée, aux forces de l’ordre et à quelques milliers de « happy few » possesseurs de kalachnikovs.

De surcroît, les Suisses sont totalement dépourvus d’imagination, abrutis qu’ils sont par le tintement des cloches de leurs vaches. Incapables de regarder le monde autrement que par les trous de leur gruyère. La « Saonia » ? Pfff… Mais c’est nul, minable, étriqué ! Il y a mieux. Beaucoup mieux. La Région Poitou-Charentes prenant son envol indépendantiste, proclamant Ségolène Royal duchesse de cette nouvelle principauté et (en souvenir de la bataille de Poitiers) sommant les musulmans locaux de partir ou de se convertir… Le Sentier réclamant son rattachement à Israël et sollicitant des instructeurs du Mossad pour entraîner sa milice locale à résister aux hordes venues du 9-3 pour se procurer de la fringue de marque… Les Niçois, dont les accointances amoureuses avec la Ligue du Nord sont patentes, rejoignant le giron italien… Des villes et des quartiers de Roubaix à Toulouse en passant par Saint-Denis et Marseille hissant sur les HLM le drapeau vert et adoptant la citoyenneté des Émirats français unis…

Une France riche de ses différences, complexe et diverse. C’est ça la France. Mais comment un galonné helvète gavé de Suchard, de Toblerone et de lait concentré Nestlé pourrait-il le comprendre ?

A lire du même auteur : Le gauchisme, maladie sénile du communisme, Benoît Rayski, (Eyrolles éditions), 2013. Vous pouvez acheter ce livre sur Atlantico Editions.

vous pouvez achetez Pourquoi vous vous trompez tout le temps (et comment arrêter) Partie 1 & Partie 2, sur Atlantico Editions.
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