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Chienlit

UMP : retour à la case RPR ?

Empêtré dans les affaires et les divisions, l'UMP ne cesse de jouer au jeu d' "à tous les coups on perd"...

L’ancien Président Chirac avait coutume de dire « qu’elles volaient en escadrilles ». Pour Nicolas Sarkozy, c’est un peu la bataille d’Angleterre tous les jours. Après avoir refermé la triste parenthèse MAM, voilà que son parti, l’UMP, est désormais pris en étau entre un centre ressuscité derrière Jean-Louis Borloo et un Front National revigoré par le dernier sondage Harris interactive donnant Marine Le Pen en tête au premier tour, quelque soit le cas. Le président de la République affiche quant à lui, un score très chiraquien, c'est-à-dire plus proche des 19% de 2002 que des 33% de 2007.

À l’UMP, en ce moment, c’est « à tous les coups, on perd »

L’ennui pour l’UMP c’est que l’étau est non seulement électoral mais également idéologique : ainsi, dès que le parti présidentiel tente de se droitiser pour concurrencer le Front national, il perd immédiatement au centre. Et inversement, dès que l’UMP, sous la pression de sa frange « modérée » ou « molle », se recentre, c’est l’hémorragie à droite.

Bref, en ce moment, c’est à tous les coups, on perd. En témoigne l’incroyable cacophonie autour du débat sur la laïcité. D’abord, présenté à grands renforts de coups de menton comme un débat sur « l’islam en France », on en revient finalement à une bonne vieille discussion sur la loi de 1905, sur ses aménagements possibles et sur ses modalités d’application, que Jacques Chirac lui-même, en bon radical-socialiste, n’aurait pas reniée !

Trois droites pour le prix d’une

Au rythme où vont les choses, la France se retrouvera bientôt avec trois droites pour le prix d’une : à côté d’un centre-droit bon teint et au fond, facilement identifiable, cohabiteront une droite gaullo-bonapartiste et une droite populaire aux contours beaucoup plus indistincts, surtout depuis que Marine Le Pen a remisé au placard les théories les plus sordides naguère défendues par son père. Car elle-aussi, d’une certaine façon,  s’est « recentrée » pour mieux mordre sur la frange la plus dure de l’UMP, et semer la confusion dans les esprits. Malheureusement, qui dit confusion, dit bien souvent contagion. Ce ne sont pas les récents propos tenus par Chantal Brunel, ancienne porte-parole de l’UMP (qui suggérait de «remettre dans les bateaux» les immigrés «qui viendraient de la Méditerranée») qui nous contrediront.

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