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Crédits Photo: Elysee

Souverain poncif

Savez-vous que nous sommes gouvernés par Bobo Ier, roi du Boboland ?

Avec Macron au pouvoir, nous assistons au triomphe d'une nouvelle classe dominante. Elle l'a élu et surtout fait élire.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Au départ était le "bourgeois-bohème". Qui a donné par contraction le "bobo". Cet intéressant spécimen a été défini, et bien défini par un sociologue : "une personne qui a des revenus sans qu'ils soient faramineux, plutôt diplômée qui profite des opportunités culturelles et vote à gauche. De "bourgeois-bohème", il n'en reste qu'un bout: le bourgeois. Le bohème, plutôt sympathique, a disparu, tant le bobo a pris du poids et de la graisse. Si on voulait être sociologiquement précis, on devrait donc dire "bo"!

Car il s'agit bien d'un petit bourgeois, arrogant et suffisant, copie conforme de ceux décrits par Balzac et Flaubert, il sait ce qu'il fait, c’est-à-dire pas grand-chose. Mais il le crie avec force, relayé par les médias qu'il a domestiqués.  Avec lui ce n'est pas" je pense donc je suis", mais "je suis et ça me dispense de penser"…

Le bobo a un père: la gauche caviar. Mais comme il est moyennement fortuné contrairement à son papa il s'est rabattu les œufs  de lompes et pour les plus aisés, sur les œufs de saumons. Il a proliféré: nos universités produisent ce type de semi-intellectuel par dizaine de milliers. Il a fait nid dans les radios, les journaux et le télévisions. Ses poncifs constituent une arme de destruction massive contre toute pensée libre. La presse féminine lui est acquise: Elle et Marie-Claire pour les codes vestimentaires, Cosmo et Causette pour les codes sexuels.

Le bobo est rempli d'amour pour les êtres souffrants, pour les pauvres. Mais il aime certains pauvres plus que d'autres. Ses damnés de la Terre se doivent d'être noirs ou foncés pour mériter sa compassion. S'ils sont jaunes, les bobos n'a aucune espèce de sympathie pour eux. Qu'ils ne hurlent pas contre la France raciste et colonialiste les plongent dans une grande colère.

Son multiculturalisme s'arrête là où commencent les Asiatiques. Le bobo a, à travers ses multiples relais, porté au pouvoir son produit le plus achevé: Emmanuel Macron. Entre le président de la République et le bobo, l'harmonie est totale, fusionnelle. Les mêmes mots, les mêmes poncifs. Bobo Ier a bien mérité son titre. Et il sait ce qu'il doit à ceux qui l'ont fait roi.

 

 

 

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