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Le président Emmanuel Macron arrive sur la frégate française La Bretagne avant de livrer ses vœux de nouvel an aux forces militaires à Brest, le 19 janvier 2021.
©STEPHANE MAHE / POOL / AFP

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Rêver à l'armée et être prêt à réélire Macron : ce qui se cache vraiment derrière une étonnante schizophrénie française

L'idée du recours à l'armée est surtout la traduction d'un fantasme d'efficacité et d'une institution désintéressée, la seule dans le pays qui semble garder une idée du destin de la France qui ne soit pas que dans les mots. Mais dans la réalité, plus les risques et les tensions montent et moins les électeurs sont prêts à voter pour des pompiers pyromanes.

Christophe de Voogd

Christophe de Voogd

Christophe de Voogd est normalien et docteur en histoire, spécialiste des idées et de la rhétorique politiques qu’il enseigne à Sciences Po et à Bruxelles. Dernier ouvrage paru : « Réformer : quel discours pour convaincre ? » (Fondapol, 2017).

Spécialiste des Pays-Bas, il est l'auteur de Histoire des Pays-Bas des origines à nos jours, chez Fayard. Il est aussi l'un des auteurs de l'ouvrage collectif, 50 matinales pour réveiller la France.
Voir la bio »Luc Rouban

Luc Rouban

Luc Rouban est directeur de recherches au CNRS et travaille au Cevipof depuis 1996 et à Sciences Po depuis 1987.

Il est l'auteur de La fonction publique en débat (Documentation française, 2014), Quel avenir pour la fonction publique ? (Documentation française, 2017), La démocratie représentative est-elle en crise ? (Documentation française, 2018) et Le paradoxe du macronisme (Les Presses de Sciences po, 2018) et La matière noire de la démocratie (Les Presses de Sciences Po, 2019). 

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Atlantico : La tribune des généraux a rencontré une certaine adhésion de la population, 58% soutiennent le texte et 49% considèrent que l’armée devrait intervenir pour garantir l’ordre même sans la sollicitation du gouvernement. Est-ce l’expression d’un fantasme du retour à l’ordre et à l’efficacité ou la réelle volonté d’un pouvoir autoritaire ?

Christophe de Voogd : A de tels niveaux de réponses, on pourrait même parler d’une adhésion certaine ! Ce n’est pas le lieu ici de revenir sur le contenu explicite de cette tribune qui a fait, on le sait, l’objet d’interprétations opposées ; mais justement l’ambiguïté de sa rédaction conduit à se poser et à poser la question d’une intervention militaire hors de la légalité. Le score de 49% d’approbation est impressionnant. Sans doute, pour mesurer la vraie prégnance de cette idée, il faudra reposer la question dans d’autres enquêtes, hors événements tragiques comme l’attentat de Rambouillet et les récentes violentes urbaines.

Mais le plus probable, hélas, est-il que ce contexte perdure. L’opinion pourrait alors vraiment basculer. Reste à en apprécier la vraie signification : je ne crois pas qu’il y ait de réelle volonté d’un pouvoir autoritaire dans une veille démocratie comme la nôtre, dont les principes restent approuvés par une nette majorité (59% dans la dernière enquête de la Fondation pour l’innovation politique sur « le risque populiste en France). Je dis bien les principes de la République : non pas son fonctionnement actuel, comme le montre la profonde défiance à l’égard des institutions politiques et administratives, des partis à la justice, mesurée d’enquête en enquête ; alors que la police et surtout l’armée justement, restent très populaires (quoiqu’on essaie de nous dire). A quoi s’ajoute le ras-le-bol à l’égard du désordre ambiant et de la violence en nette croissance, comme le montrent à l’envi les statistiques (quoi que l’on veuille, là encore, nous faire croire).

Au total, il y a dans l’état de l’opinion, un raidissement et une colère qui vont bien au-delà de la conjoncture, mais il est trop tôt pour dire que nous sommes au bord de la crise de régime.

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Luc Rouban : Vous vous référez ici au sondage Harris Interactive pour LCI du 28 avril 2021 qu’il faut regarder en détail car les résumés chiffrés méritent d’être un peu explicités. Tout d’abord, et c’est souvent le cas de ce genre de situations, seuls 38% des enquêtés disent qu’ils « savent précisément ce dont il s’agit » alors que 26% en ont seulement entendu parler et 36% ne savent pas de quoi il s’agit. L’institut a ensuite résumé la lettre des généraux en quelques lignes en demandant à l’ensemble de ces enquêtés (dont moins de 4 sur 10 disent connaître précisément le sujet) s’ils approuvaient non pas le texte initial mais le résumé qui leur était proposé. Néanmoins, ce résumé est différent du texte originel. Il reprend effectivement l’argument principal de la tribune des généraux (le délitement de la France, la montée des violences, le terrorisme) mais se termine par, je cite : « Ils les mettent en garde d’une intervention de l’armée qui agirait d’elle-même pour rétablir l’ordre », propos que l’on ne retrouve pas dans la tribune qui mentionne, je cite : « Par contre, si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national ». La tribune évoque le spectre de la guerre civile et l’intervention in fine des forces armées sans dire qu’il s’agirait d’une intervention spontanée sans ordre du gouvernement. Rien n’indique en conséquence, comme on a pu l’entendre ici ou là, que les signataires de la tribune en appellent à un possible coup d’État militaire. On peut d’ailleurs lire dans la tribune cette phrase, je cite : « Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà ». On ne trouve donc rien dans cette tribune qui pourrait être considéré comme un appel à la sédition ou à la désobéissance même si, évidemment, le fait d’intervenir sur le terrain politique constitue pour des militaires une rupture de l’obligation de réserve.

Du coup, on ne sait pas trop ce qu’approuvent ces 58% d’enquêtés : la tribune originelle, le résumé qui en est présenté par l’institut de sondage ou tout simplement le constat qui est fait d’une montée des violences, d’une disparition de l’État de droit sur certaines parties du territoire mais aussi, argument oublié des commentateurs mais qu’il me paraît important de rappeler, d’une instrumentalisation des forces de l’ordre notamment contre les Gilets jaunes « exprimant leur désespoir » ce qui finit par en faire des boucs émissaires. Je choisis la troisième interprétation. Ces 58% ne rêvent pas d’une prise du pouvoir par les militaires mais confirment le constat du délitement.

En revanche, les réponses aux questions posées par l’institut de sondage sont plus problématiques. En effet, 49% des enquêtés disent être d’accord avec la proposition « L’armée devrait intervenir sans qu’on ne lui en donne l’ordre afin de garantir l’ordre et la sécurité en France » et 45% pensent que « la France connaîtra bientôt une guerre civile ». Il faut détailler les questions et les résultats car on a vite fait en la matière de tout confondre. La première question est évidemment tendancieuse car l’idée de garantir l’ordre et la sécurité suppose un seuil de déclenchement d’une action militaire qui n’est pas précisé : s’agit-il d’intervenir en permanence ou seulement dans un cas extrême où les autorités civiles seraient débordées ? À quel moment cette garantie serait-elle en danger ? S’agit-il de passer à l’état de siège prévu par l’article 36 de la Constitution (mais qui ne peut être décrété qu’en cas de guerre étrangère ou d’insurrection armée) et qui donne la conduite des opérations de maintien de l’ordre aux autorités militaires ? On ne sait pas, la question est mise en scène dans un contexte dramatique. De plus, les réponses sont très diversifiées selon la proximité partisane passant de 83% pour les enquêtés proches du RN à 57% chez ceux proches de LR (qui a dit qu’il y avait confusion des valeurs entre les électeurs RN et LR ?) mais à 33% chez ceux proches de LREM et 38% chez ceux proches de LFI ou du PS. Quant à la seconde question, sur l’imminence d’une guerre civile, elle réunit des positions très différentes sur le plan politique : 78% des enquêtés proches du RN sont d’accord tout comme 61% des enquêtés proches de LFI. Mais on peut penser que les ressorts de cette guerre civile ne sont pas les mêmes pour les uns et pour les autres, terrorisme islamiste d’un côté, fracture sociale de l’autre. Donc, on a bien là l’exemple d’un de ces sondages faits pour choquer en amalgamant des registres différents.

Ces résultats ne permettent pas de déceler le rêve d’un régime autoritaire entre les mains des militaires ni même d’un engouement général pour l’extrême-droite. On remarque que la politisation de cette tribune par Marine Le Pen a échoué car les deux tiers des enquêtés estiment qu’elle n’aurait pas dû en inviter les auteurs à venir la rejoindre. Du reste, la dernière vague du Baromètre de la confiance politique de février 2021 du Cevipof nous apprend que 20% seulement des enquêtés estiment qu’un bon régime politique est celui où l’armée dirige le pays et les forces armées comptent parmi les institutions en qui les enquêtés ont le plus confiance : 77%. Ce qui choque évidemment dans cette affaire, c’est le rappel que le vieux monde et toutes ses violences sont bien là, tapis derrière l’apparente union nationale pour lutter contre la crise sanitaire. La tragédie de Rambouillet a cruellement montré que le terrorisme était toujours présent et que le monde d’après ne serait pas fondamentalement différent du monde d’avant. Une fois la parenthèse épidémique refermée, les anciens problèmes seront toujours là.

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Dans les sondages, c’est pourtant bien Emmanuel Macron qui semble en passe de l’emporter en 2022. Comment expliquer cette apparente dualité de la population française ?

Christophe de Voogd : La convergence des sondages vers une réélection du Président sortant justifie de fait la prudence de mon analyse sur la nature et à la profondeur de la crise actuelle. Comme le montrent encore plus à mes yeux son socle fort et constant de premier tour autour de 25% et sa popularité autour de 40%. Vous avez donc parfaitement raison de parler de « dualité de l’opinion ». Mais il y a plusieurs types de dualité : la polarisation de l’opinion en est un, et elle est indiscutable. Le duel annoncé Macron/Le Pen en est la parfaite illustration. Dans les termes de la pertinente analyse de Jérôme Sainte-Marie, l’on assisterait à l’affrontement du « bloc élitaire » et du « bloc populaire ». Mais je crois qu’il y a une autre dualité, plus durable, dans l’opinion française, et qui traverse l’ensemble de celle-ci, entre une très forte demande de protection dans tous les domaines et un très fort individualisme de « Gaulois réfractaires », méfiants à l’égard du pouvoir et toujours prêts à en contourner les ordres. On voit ces aspirations contradictoires jouer à plein, et souvent chez les mêmes, dans la crise sanitaire actuelle. Cette schizophrénie française, parfaitement décrite par Tocqueville dans sa sublime conclusion de l’Ancien régime et la Révolution, rend toujours la gestion de notre pays et la tâche des gouvernants particulièrement délicates. D’où le « en même temps » macronien, qui répondait au fond à la nature contradictoire des Français et qui pourrait bien être la cause profonde de son succès en 2017. Mais qui explique aussi ses mécomptes une fois élu, car on ne peut dire et faire en même temps tout et son contraire. Gouverner, c’est choisir.

Enfin, troisième clivage : celui de la droite et de la gauche, lui aussi très ancien, mais qui connaît une évolution spectaculaire avec la droitisation considérable de l’opinion : que des scores de 70 à 80% d’inquiétude soient désormais recueillis sur des sujets comme l’immigration, la sécurité ou l’Islam et qu’elles soient même majoritaires dans l’électorat de gauche, annoncent l’effondrement électoral de celle-ci en 2022, les partis de gauche refusant de changer leur logiciel sur ces enjeux. C’est évidemment la raison pour laquelle Emmanuel Macron droitise ses propres positions pour surfer sur cette évolution - et capter au passage l’électorat de droite. Mais comment aller dans ce sens et préserver le « en même temps » ? C’est la difficile équation du Président, qui donne l’impression de naviguer à vue et de délivrer des messages contradictoires selon les médias et, de plus en plus, dans une même interview.

Reste une grande inconnue : tous les sondages sont fondés sur une offre politique figée, avec les candidats déclarés ou les plus probables. Dans le contexte très mouvant qui est le nôtre, rien ne dit que ce casting est joué d’avance, d’autant que toutes les remarques ci-dessus aboutissent à un clair enseignement : il y a un boulevard en 2022 pour un vrai candidat de droite (et non de centre-droit). En son absence, la droite républicaine ne comptera pas, mangée aux deux bouts de l’omelette par un Emmanuel Macron en voie de droitisation et une Marine Le Pen en voie de chiraquisation. 

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Luc Rouban : Les enquêtes montrent pour l’instant qu’Emmanuel Macron serait en tête du premier tour et battrait, mais avec une marge réduite par rapport à 2017, Marine Le Pen au second. On n’en est pas là. Le fait est que l’on assiste à l’émergence depuis plusieurs années d’une demande d’autorité qu’il ne faut pas confondre avec l’autoritarisme qui, lui, implique une restriction des libertés publiques. Ce que recherche une part importante des enquêtés interrogés dans le cadre des diverses études du Cevipof c’est l’efficacité de l’action publique, qu’il s’agisse de faire respecter l’État de droit, de relancer l’industrie française, de défendre le pays à l’extérieur, d’établir une véritable égalité des chances et une école de la réussite. La crise sanitaire est venue souligner à quel point l’efficacité de l’action publique était faible, éparpillée entre de multiples acteurs, prisonnière des chasses gardées ministérielles ou des contrats passés avec les laboratoires. La question de l’efficacité a toujours été placée au cœur du discours macroniste en légitimant sa posture « ni de droite ni de gauche » par une forme de progressisme libéral très imprégné de managérialisme, culture largement présente dans les rangs des militants et des élus LREM. C’est pourquoi on peut comprendre qu’Emmanuel Macron soit en tête des intentions de vote du premier tour. L’idée d’avoir un chef de l’exécutif qui tranche et fait avancer rapidement les choses n’est pas pour déplaire, c’est même l’esprit des institutions de la Cinquième République. Cette demande d’autorité s’oppose à l’idée du retour au vieux démon français qui est celui de la Cité des mille débats et dont on a vu les résultats spectaculaires sous la Quatrième République avec son régime d’assemblée, son scrutin proportionnel et son instabilité ministérielle chronique.

Cependant, il est également vrai que la frontière entre autorité et autoritarisme est parfois difficile à discerner. Dans la vague de février 2021 du Baromètre de la confiance politique, on voit que 42% des enquêtés estiment « qu’en démocratie rien n’avance, il vaudrait mieux moins de démocratie et plus d’efficacité ». On doit souligner qu’il s’agit de « moins de démocratie » et pas de « plus aucune démocratie ». Les enquêtés qui répondent ainsi ne sont pas tous, loin de là, proches du RN. On en trouve proches de LR comme de LREM. Ils sont très fortement libéraux sur le plan économique. On voit donc émerger en France un libéralisme autoritaire dont les modèles d’action sont l’entreprise privée mais aussi l’armée, très méfiant à l’égard de toutes les propositions de démocratie participative ou de multiplication des débats citoyens. On retrouve derrière cette réponse des attentes pour une action publique simple, rapide, bien hiérarchisée dont les responsables sont identifiés. C’est l’opposition à un système de « gouvernance » qui commence à Bruxelles et se termine dans les communes favorisant des compromis à tous niveaux et finalement une inefficacité du contrôle démocratique lui-même. On est plus dans la nostalgie du gaullisme que dans l’attente du grand soir des colonels.

Les Français n'ont-ils pas d'autant plus tendance à appeler à un régime autoritaire qu'ils savent que la probabilité que cela n'arrive est infime ?

Christophe de Voogd : Votre question va dans le sens de la nature paradoxale de la culture politique française qui la rend rétive à la fois au libéralisme et à l’autoritarisme. Mais sur ce fond, la période actuelle est un moment machiavélien, où l’immensité des incertitudes (sanitaire, économique, politique, voire internationale) signale que Dame Fortune domine à nouveau le théâtre du monde. L’historien est celui qui sait que rien n’est jamais sûr et qui n’abuse pas des analogies et des précédents. Le passé a, certes, une vertu comparative, mais le plus souvent pour souligner les différences du présent. Nous ne sommes ni en 1940, ni en 1958, ni en 1968. Encore moins en 1981. Ce qui semble certain, c’est que les Français sont moins favorables à un régime autoritaire qu’à un exercice ferme de l’autorité. En vrai machiavélien (au sens précis du terme), Emmanuel Macron a le sens du moment et de l’adaptation. Et en vrai saint-simonien, il est plus porté à l’autorité (Jupiter !) qu’à la liberté. D’où ses chances pour 2022.

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Luc Rouban : La crise sanitaire a montré combien grandes étaient les réticences à suivre les instructions du gouvernement concernant le confinement, les gestes barrière, la fermeture des lieux de culture ou plus généralement des espaces de socialisation. L’état d’urgence a souvent été vécu comme une intrusion indue des autorités publiques dans la vie privée, ce qui a été exprimé parfois de manière assez choquante par des commentateurs qui expliquaient publiquement qu’il serait préférable de laisse vivre les Français comme ils l’entendent même si cela devait coûter des vies (surtout celles des seniors qui ne produisent pas et consomment peu). L’amour de la liberté est au moins aussi important que celui de l’égalité. Cela explique pourquoi un régime autoritaire  n’est pas appelé de leurs vœux par une majorité de Français. Là encore, le Baromètre de la confiance politique se révèle précieux. Il montre que 80% des enquêtés estiment qu’il est utile de voter car c’est par le vote qu’on peut faire avancer les choses, que 72% pensent que le régime démocratique est irremplaçable et que c’est le meilleur système possible. Cette recherche d’une autorité démocratique, écartant autant le démocratisme du populisme de gauche que l’autoritarisme du populisme de droite, peut être la force du macronisme renouvelé par la verticalité mais aussi d’un candidat LR qui reprendrait à son compte la thématique de l’État gaullien puissant et libéré des partis politiques.

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